Crimes sexuels : la prison pour un récidiviste

Claude Thibodeau
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«Les crimes sexuels sur de jeunes enfants sont inexcusables et ils font en sorte que les facteurs de dissuasion et de dénonciation doivent primer dans l’imposition d’une peine», a indiqué, mercredi après-midi, le juge Guy Lambert au palais de justice de Victoriaville en imposant une peine ferme de cinq mois d’emprisonnement à Henri-Paul Boivin.

(Photo d'archives)

Le Princevillois de 64 ans, en mars dernier, a reconnu sa culpabilité à une accusation d’attouchements sexuels sur une fillette. Les crimes se sont produits à Plessisville et à Villeroy entre le 1er janvier 1988 et le 30 juin 1989.

En faisant connaître la sentence, le juge Lambert a rappelé que la victime avait livré un témoignage émotif. «Elle a raconté les séquelles sur sa qualité de vie. Encore aujourd’hui, a-t-il dit, elle doit composer avec des angoisses.»

Les attouchements ont commencé alors que l’enfant n’avait que 8 ans et la victime a raconté à la Cour quatre séries d’événements.

Le sexagénaire, a précisé le magistrat, a trois antécédents en semblable matière, dont une condamnation à neuf mois de prison en 1999.

Des rapports d’experts révèlent aussi que l’accusé minimise les faits. «De plus, il n’a pas cru bon de se soumettre à une thérapie, comme le suggéraient des spécialistes», a souligné le président du Tribunal.

Alors qu’en défense, l’avocat Me Bruno Langelier a plaidé pour une peine à purger dans la collectivité soutenant que son client n’avait pas récidivé depuis l’an 2000, la poursuite, représentée par Me Yannick Massicotte, a réclamé entre 8 et 12 mois d’emprisonnement ferme. «Le ministère public a fait valoir la gravité des gestes, l’âge de la victime, l’impact sur sa vie et un risque de récidive encore présent», a rappelé le juge de la Cour du Québec.

«Les crimes sexuels sur de jeunes enfants sont inexcusables et ils font en sorte que les facteurs de dissuasion et de dénonciation doivent primer dans l’imposition d’une peine» Le juge Guy Lambert

Le magistrat a justifié sa décision en évaluant, notamment, les facteurs aggravants. «L’âge de la victime, la fréquence des gestes survenus plus d’une fois, les antécédents de l’accusé, le fait qu’il ne se soit pas investi dans une thérapie et, à mon avis, le risque de récidive existe encore, a-t-il fait valoir. Le Tribunal tient aussi compte du traumatisme et des séquelles sérieuses de la victime. Elle en subit encore les conséquences.»

En plus de l’imposition de la peine de prison, Henri-Paul Boivin sera soumis à une période de probation de trois ans au cours de laquelle il ne pourra communiquer avec la victime.

Le juge Lambert lui a également ordonné un suivi probatoire d’un an. «Vous devrez suivre toute thérapie suggérée par votre agent de probation et j’ordonne que votre nom soit inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans», a terminé le magistrat en ordonnant, enfin, le prélèvement d’un échantillon d’ADN.

Organisations: Cour du Québec

Lieux géographiques: Plessisville, Villeroy

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Derniers commentaires

  • Clo
    03 août 2012 - 21:38

    Je veux seulement faire une certaine analyse dans tout ça. Qui est le plus coupable. La jeune fille qui tient absolument à aller voir une personne délinquante sexuel, ou bien celui qui comet l'acte ? Je ne veux pas excuser ce genre de crime, ça doit être tolérance Zéro. Mais les parents qui ont été mis au fait d'un crime sexuel de la part d'une personne, pourquoi vont t-il laisser leur enfant à cette adresse sans surveillance ? Ayant été témoin de ce genre de situation, qui est la personne la plus irresponsable, les parents ou bien le délinquant sexuel ? À mon avis, c'est comme donner un gros steak à un chien, et le réprimender de l'avoir manger, juste le lécher c'est pas grave. Je verrais un problème dans notre société, on se ferme les yeux jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Je ne veux en rien changer les accusations, mais j'espère que les parents vont faire une propagande sur le fait de parler avec les enfants, être capable d'avoir des communications avec les enfants pour réagir avant qu'il ne soit trop tard en les prenant au sérieux. S'il y a des indications de ce genre de comportement, ne pas laisser les enfants en leur compagnie. C'est en ce sens que la société devrait être plus responsable pour compenser ceux qui ont ce genre de pulsion incontrôlable.

  • bob
    01 août 2012 - 18:02

    5 mois ferme et on pour ca!!!!! et on voulais 6 mois ferme pour la jeune fille de 18 ans pour le car surfing!!! je trouves que c'Est plutot injuste comme sentence, je trouves cette sentence trop clemente...... la jeune fille paye bcp plus a mon avis!!!

  • pasquale
    01 août 2012 - 15:46

    Le verdict montre clairement que les personnes qui commettent des actes sur les enfants vont payer cher de leurs actes maintenant.Bref,je suis content,mais encore une fois la victime a été harcelé pendant presque un an et demi,alors j'aurais aimé voir le coupable purgé le même temps que la victime a dû vivre cet enfer.Mon opinion.