23 mois de prison pour Wayne Alexander Reid

Claude Thibodeau
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Il plaide coupable à une accusation réduite

D’abord accusé de tentative de meurtre et de plusieurs autres accusations, Wayne Alexander Reid a reconnu sa culpabilité à des accusations réduites d’agression armée et de voies de fait avec lésions. Le juge Richard Poudrier de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune de la défense et de la poursuite en condamnant l’homme de 50 ans à une peine de 41 mois de détention à laquelle il retranche les 18 mois de détention provisoire. À compter d’aujourd’hui (mercredi), Reid purge une peine de 23 mois d’emprisonnement.

Wayne Alexander Reid avait été arrêté en rapport avec ce dossier d’abord considéré comme une tentative de meurtre, une affaire survenue le 24 août 2010 dans un édifice à logements situé à l’intersection de la rue Olivier et du boulevard Jutras Est à Victoriaville.

Invité par le juge Poudrier à rappeler les principaux faits, le procureur de la poursuite, Me Yannick Massicotte a indiqué qu’une dispute avait éclaté entre Reid, sa conjointe Louise Boissonneault et un homme faisant partie de leur cercle social.

«Il y a eu altercation, une bagarre et, à un moment, Reid s’est emparé d’un petit couteau de cuisine et a frappé l’homme à quatre reprises. La victime a été traitée à l’hôpital pour des blessures qui ne menaçaient pas sa vie», a indiqué le représentant de la poursuite.

Depuis, la victime, qui souffrait d’autres problèmes de santé, est décédée de cause naturelle. Un décès qui n’a donc aucun rapport avec le présent dossier.

L’avocat de Reid, Me Bruno Langelier, a fait valoir que le couple Reid/Boissonneault connaissait une relation difficile. «Le soir de l’événement, ils avaient consommé de la boisson durant la journée. La situation a dégénéré, commençant par des coups de poing. Mon client peut avoir eu peur, mais il comprend aujourd’hui qu’il ne peut justifier l’utilisation d’un couteau comme légitime défense», a souligné Me Langelier.

La difficulté pour la poursuite avec certains témoins et des éléments de preuve et la difficulté pour la défense de justifier certains gestes ont amené, a expliqué Me Langelier, à un règlement du dossier satisfaisant pour les deux parties.

«M. Reid se dit bien satisfait. Il demeurera dans une prison provinciale et il pourra y travailler. Cela lui enlève un poids sur les épaules. Il repartira avec une certaine sérénité», a fait savoir Me Langelier.

«C’est une peine juste et appropriée qui tient compte des antécédents judiciaires et des moyens de preuve dont disposaient les parties», a signalé le magistrat en entérinant la suggestion commune.

Wayne Alexander Reid, déjà condamné à trois ans d’emprisonnement pour des voies de fait graves en 2005, a aussi vu le juge Poudrier lui imposer des peines concurrentes de six mois de prison pour des menaces proférées envers sa conjointe à Montréal en décembre 2009.

Le magistrat l’a condamné également à des peines concurrentes de six mois pour des bris d’engagement et à une peine de quatre mois pour méfait sur une voiture de police en mai 2010. «Il avait brisé une vitre en frappant sans arrêt avec sa tête», a relaté Me Massicotte.

Quant aux nombreux autres chefs d’accusation qui pesaient sur Reid, dont l’accusation de possession d’une arme dans un dessein dangereux, le juge a décrété un arrêt conditionnel des procédures.

En plus de la peine d’emprisonnement, le quinquagénaire s’est vu imposer une interdiction de possession d’arme à perpétuité.

Organisations: Reid, sa

Lieux géographiques: Boulevard Jutras Est, Victoriaville, Montréal

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