Le procès pourrait être fixé le 8 mars, moment où les parties se retrouveront devant le Tribunal. «Un bon nombre de témoins seront entendus au cours du procès qui devrait durer une bonne semaine», a précisé Me Lavigne.
L’avocat de Lizotte ne sait pas encore, par ailleurs, s’il contestera le taux d’alcoolémie de son client. «Cet aspect, nous ne l’avons pas admis. Nous avons des choses à vérifier à ce sujet», a-t-il dit.
Le criminaliste a, en main, presque tous les éléments de preuve de la poursuite représentée par Me Hugo Breton. Ne manque que le rapport d’une contre-expertise demandée par la Couronne au sujet d’un rapport de la psychiatre Marie-Frédérique Allard. «Selon les conclusions de cette contre-expertise, je pourrais, au besoin, avoir recours à l’opinion d’un troisième expert», a souligné Me Lavigne.
La psychiatre Allard, dans son évaluation sur la responsabilité criminelle de Michel Lizotte, concluait que l’individu n’était pas conscient de ce qu’il faisait, qu’il se trouvait en état de dissociation avec troubles mentaux.
Dès le 31 août, en apprenant les conclusions de ce rapport, le représentant du ministère public annonçait son intention de recourir à une contre-expertise.
Michel Lizotte est à l’origine de l’accident qui a fait deux morts et un blessé le 4 mars 2007 sur la route 116 à Saint-Christophe-d’Arthabaska. Il fait face à de multiples accusations, dont homicide involontaire et conduite avec les capacités affaiblies causant la mort.
Lizotte était en liberté jusqu’à tout récemment, mais les policiers l’ont arrêté, le 19 janvier, pour bris de conditions. Il aurait contrevenu à deux engagements, soit d’avoir eu en sa possession de l’alcool et d’avoir conduit un véhicule à moteur. À ce sujet, l’accusé demeure détenu. Son enquête sur remise en liberté doit avoir lieu le 17 février.
L’état mental de Michel Lizotte au cœur du débat
La date du procès n’est pas encore fixée, mais déjà on sait que l’état mental de l’accusé Michel Lizotte devrait être au cœur du débat. «Nous présenterons une défense d’automatisme avec troubles mentaux», a indiqué son avocat, Me Denis Lavigne, à la sortie de la salle d’audience où s’est tenue, pendant 45 minutes lundi après-midi, la conférence préparatoire au procès devant le juge Jacques Trudel de la Cour du Québec.
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