Dans chacun des districts de la Sûreté du Québec, le directeur général a rencontré l'état-major, les policiers, les employés civils mais aussi les élus. «J'y ai constaté la volonté du milieu de s'impliquer pour contribuer à une augmentation du sentiment de sécurité dans la population. C'est aussi la volonté de la SQ qui s'engage aussi à améliorer et à adapter ses services», a-t-il souligné.
La tournée provinciale du DG de la SQ a permis aux élus d'exprimer leurs préoccupations. «La question de la visibilité policière est réglée. Les récriminations en ce sens sont terminées, a soutenu Normand Proulx. Par contre, le remplacement des effectifs policiers lors de congés de maternité ou de maladie préoccupe les élus.»
Une nouvelle génération d'entente de services devrait atténuer les craintes, selon le directeur général de la SQ. «À l'avenir, nous devrons tendre vers le service et non vers l'effectif en place. Avec la flexibilité qu'offre la nouvelle convention collective des policiers, nous pourrons plus facilement suppléer les congés», a-t-il expliqué.
Entre autres, les nouveaux policiers -la SQ en engage 200 par année- sont soumis à un horaire variable pour trois ans. «Ces policiers sont sur appel et disponibles pour répondre aux besoins, selon la charge de travail, le plus souvent le soir, la nuit et les fins de semaine», a indiqué Normand Proulx.
De plus, le réaménagement de l'horaire permet une nouvelle relève, entre 19 h et 4 h, pour les postes où le nombre de policiers suffit. C'est le cas pour le poste de la SQ de la MRC d'Arthabaska qui compte quelque 80 policiers. «Nous discutons avec les élus dans Arthabaska pour déterminer comment cette relève peut s'adapter à la desserte du territoire», a précisé l'inspecteur-chef, Yves Guay, commandant du district de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
La Sûreté du Québec travaille aussi à la révision de sa planification stratégique pour les années 2007 à 2012. «Le plan visera une amélioration continue des services. Tout sera orienté vers le service à la clientèle», a promis le directeur général.
Il reviendra à chaque milieu, a-t-il poursuivi, d'adapter ce plan en fonction des réalités régionales.
Bref, le grand manitou de la SQ se réjouit des préoccupations constatées dans les régions. «Il y a une volonté ferme de tous de travailler à favoriser un sentiment de sécurité.»
Par ailleurs, Normand Proulx a tenu à se faire rassurant quant à l'avenir des centres d'appel. Oui, a-t-il convenu, une étude théorique a fait état de la viabilité de deux seules centrales. «Mais nous maintenons les 11 centres d'appel. Ce n'est pas notre souhait d'en fermer. Le lien direct avec le citoyen est important. Et ça nous prend une connaissance humaine du territoire», a-t-il précisé.
Alors que la SQ de la Mauricie et du Centre-du-Québec enregistre, pour l'année en cours, une hausse d'environ 4% de la criminalité, le commandant Yves Guay a rappelé que la lutte à la production de marijuana demeurait prioritaire pour les policiers. «Les contrats sociaux avec les agricultures font des petits. Il s'agit d'un outil intéressant pour travailler et pour collaborer», a-t-il noté.
Le fléau des vols de véhicules continue aussi de figurer dans les principales préoccupations des policiers.
Mais, interrogé sur l'expansion possible des gangs de rue dans la région, le commandant réfute l'hypothèse. «Nous n'avons pas cette problématique, a-t-il affirmé. Par contre, nous rencontrons des petits groupes criminalisés.»
Notons enfin que la Sûreté du Québec emploie 7 222 personnes dont 5 231 policiers. Son budget annuel s'élève à 715 M $.
