En réalité, il s’agit moins d’une randonnée que d’un «ménage du printemps» des onze premiers kilomètres de ce sentier ouvert il y a tout juste 10 ans par le Carrefour écotouristique des Appalaches.
Des tâches diverses seront réparties aux valeureux bénévoles pour repeindre les panneaux de signalisation, déplacer des arbres ou des branches cassées, nettoyer les abords d’un ruisseau, transporter des roches pour désembourber certaines portions de la piste.
Le coordonnateur du Sentier des trotteurs, Hubert Guillemette, a toujours 2010 dans sa mire pour allonger la piste de Sainte-Hélène jusqu’au mont Arthabaska à Victoriaville, ce qui offrirait aux randonneurs un parcours d’une trentaine de kilomètres.
Aux onze premiers kilomètres aménagés, le Sentier s’est allongé d’une dizaine d’autres l’automne dernier, grâce à une subvention de 25 000 $ en provenance de la Conférence régionale des élus… et de quelques corvées.
Ces dix nouveaux kilomètres ne sont pas encore accessibles aux randonneurs, puisque la signalisation reste à finaliser.
À la suite de la première corvée automnale, d’autres ont été organisées ce printemps, avec des jeunes de Katimatik. «Et je peux aussi compter sur une personne à temps plein de Katimavik. On a beaucoup avancé avec Katimavik.»
Le Sentier des trotteurs espère une autre subvention de la Conférence régionale des élus pour entreprendre l’aménagement des 18 derniers kilomètres entre Sainte-Hélène-de-Chester et le mont Arthabaska. La réponse devrait venir au cours des prochaines semaines.
Une subvention de 50 000 $ permettrait d'achever le travail. «Si, comme l’an dernier, on n’obtient que la moitié de cette somme, il nous faudra trouver une autre source de financement», dit le coordonnateur.
Il a tellement espoir de réunir tout l’argent nécessaire qu’il a déjà envisagé, pour janvier 2010, une randonnée inaugurale… en raquettes évidemment.
Chaque fois qu’il en a l’occasion, Hubert Guillemette exprime sa gratitude à l’endroit des propriétaires qui cèdent un droit de passage au Sentier des trotteurs.
Il note que des corvées d’entretien sont organisées deux fois par année. «Et lors de ces activités, on remarque que les randonneurs ont été respectueux des lieux. Ce qui les intéresse, c’est de marcher et d’admirer les paysages», dit encore M. Guillemette pour rassurer les propriétaires.
En attendant de marcher les 30 kilomètres de ce nouveau lien écotouristique des Bois-Francs, on peut donner un donner un coup de main lors de la corvée du 6 juin, remise au lendemain, si le temps est trop mauvais. On prendra soin d’apporter son lunch, son eau, ses lunettes de sécurité, de se munir de gants, de bottes et de se vêtir de façon appropriée. Tant mieux si l’on peut aussi apporter pelle, pic, scie d’émondage ou sécateurs ; sinon, ces outils seront fournis. On peut, par téléphone ou par courriel, annoncer sa présence en communiquant avec Hubert Guillemette (819 758-5480 ou soixante@sympaticol.ca). Le rendez-vous est donné à 8 h 55 au 69, rue St-Henri à Victoriaville.
