Cette fusion de quatorze établissements – 13 maintenant – devait entraîner une diminution de 20% du nombre de cadres, dit-elle.
Or, s’appuyant sur des données fournies à la CSN par le directeur des ressources humaines du CSSS en février 2010, Mme Gendron spécifie que l’équipe d’encadrement se composait de 85 gestionnaires, 8 de plus qu’au 31 mars 2005, peu de temps après la fusion.
Mme Gendron estime qu’avec un salaire moyen de 60 000 $, il en coûte 480 000 $ à l’établissement pour ces huit cadres supplémentaires. «Presque un demi-million qu’on aurait pu mettre sur le terrain, en services à la population!», dit-elle.
«On y a cru, nous aussi, à la fusion», dit Claude Audy, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux. «Mais, on le constate partout, les fusions ont généré une augmentation du nombre de cadres. L’administration est plus lourde et on assiste à une véritable comité mania. Dans les établissements, le personnel n’est jamais capable de s’adresser directement, comme avant, à un cadre responsable. On essaie de les rencontrer, ils sont toujours en réunion!»
«Comme ils ne sont plus sur le terrain, la prise de décision est beaucoup plus longue. L’établissement est tellement gros que les gens ne peuvent plus cultiver un sentiment d’appartenance», renchérit Lucie Gendron.
Présidente du plus gros syndicat du CSSS – regroupant quelque 1 500 membres du personnel en soins infirmiers, paratechnique et des métiers – Lucie Gendron ajoute que les primes au rendement des cadres et des cadres intermédiaires constituent un autre élément extrêmement frustrant pour le personnel. «C’est choquant pour les préposés aux bénéficiaires à qui on coupe plein d’heures et qui n’ont pas de quart de travail complet. Choquant aussi pour des infirmières surchargées qui restent après leur quart de travail afin de remplir des formulaires.»
Elle précise que ce n’est ni la CSN, ni son Syndicat qui a affiché la liste détaillée des bonis forfaitaires remis en 2008-2009 à quelque 75 cadres intermédiaires et les primes au rendement à 11 cadres supérieurs.
Aux cadres intermédiaires, l’établissement aurait versé un peu plus de 90 000 $, des sommes oscillant entre 172 $ et 1 798 $. Onze cadres auraient reçu des bonis au rendement totalisant 28 158 $, souvent un montant de 1 902,66 $, le directeur général, Claude Charland, ayant touché davantage (8 857,23 $).
Il y a longtemps, dit Claude Charland que les établissements font pression sur le ministère pour modifier cette façon de faire qui suscite, sporadiquement questions… et frustrations.
Il explique que les bonis ne s’ajoutent pas aux salaires des cadres. Sauf pour la direction générale où la prime peut osciller entre 2 et 10% selon la décision du conseil d'administration, annuellement les cadres reçoivent 98% de leur salaire. Ils touchent l’intégralité de leur rémunération selon l’évaluation de leur rendement. «70% des 2% manquants sont attribués s’ils ont contribué à l’équipe et l’autre tranche de 30%, s’ils ont atteint leurs objectifs personnels.»
Claude Charland estime que l’équipe d’encadrement du CSSS n’est pas trop lourde. Il conteste d’ailleurs les chiffres cités par la présidente, disant que, maintenant, avec l’abolition de la direction qu’il occupait avant d’accéder à la tête de l’établissement et la fusion des directions de santé mentale et jeunesse, famille, le CSSS s’appuie sur 82 cadres, comparativement à 79 au moment de la fusion. «82 cadres pour 2 300 employés, c’est un ratio tout à fait normal pour un établissement qui offre des services 365 jours par année, 24 heures par jour. Si l’on dit qu’il y a trop de cadres, il faudrait se demander par rapport à quoi et à qui. Moins que cela et l'organisation serait en péril.»
Le directeur général dit comprendre qu’il est plus difficile qu’autrefois pour le personnel d'échanger avec un cadre. «Lorsque j’étais directeur général du CLSC, je pouvais rencontrer tout le personnel en une heure.»
M. Charland affirme que, conscient de l'étendue de l'organisation, l’établissement cherche constamment à améliorer son système de communications pour favoriser, justement, un meilleur sentiment d’appartenance. «Et on essaie, de plus en plus, de donner plus de latitude aux gestionnaires sur le terrain.»
Quant aux bonis au rendement, ils existent depuis une bonne dizaine d'années pour «stimuler» le personnel d’encadrement, dit M. Charland. «Les cadres n’ont pas droit aux heures supplémentaires, ne possèdent pas de banque de congés, pas de possibilité, non plus, de reprendre leur temps. Certains ont une centaine d’employés sous leur responsabilité. Je trouve ça triste qu’on pointe ainsi les cadres. Ça met les gens en tension entre eux, alors qu’on cherche plutôt à les rapprocher.»
Ces considérations surviennent cycliquement en période de négociations, selon le directeur général. «Ça fait 25 ans que je suis dans le réseau, ça fait 25 ans que j’entends ce genre de débat», déplore Claude Charland.
Trop de cadres au CSSS?
Les représentants syndicaux, dont la présidente du Syndicat santé services sociaux Arthabaska-Érable (CSN), Lucie Gendron, n’y vont pas par quatre chemins. Vue sous l’angle de la structure d’encadrement, la fusion pour créer le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) en 2004 est un flop, selon elle.
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Commentaires
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- Nathalie Corriveau
- - 19 Juin 2010 à 11:04:31
«Les cadres n’ont pas droit aux heures supplémentaires, ne possèdent pas de banque de congés, pas de possibilité, non plus, de reprendre leur temps. Certains ont une centaine d’employés sous leur responsabilité. Je trouve ça triste qu’on pointe ainsi les cadres. Ça met les gens en tension entre eux, alors qu’on cherche plutôt à les rapprocher.» Il y a du vrai... mais ils sont toujours en réunion de ci et de ça mais de quoi? Il n'y a jamais d'écoute pour nos problèmes et pas de solution... L'objectif atteint ce n'est pas eux qui l'atteigne c'est toute l'équipe dessous sur le plancher à qui ont coupe des heures... Mais à qui on demande du temps supplémentaires faute de personnel... Et on s'entend pour dire que l'employé qu'il soit commis, préposé, infirmier ou autre n'a pas le salaire annuel du cadre.... Effectivement, la fusion a entraînée avec elle un mouvement bureaucratique lourd, onéreux et non lucratif. Nous n'avons plus de supérieur immédiat. Le supérieur ayant un supérieur qui doit se référer a un comité supérieur... qui se rencontre sur un heure de souper... café et petites crudités inclus... Mais quand le contribuable comprendra donc que le déficit vient de cette bureaucratie et non pas des usagers ou du personnel????
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- Marlene Goulet
- - 19 Juin 2010 à 11:04:05
Je suis absolument d'accord que la fusion n'a pas été 1 réussite, plus de tout a gérer donc plus de cadre.Sont ils tous nécessaires,moi je crois pas.Plusieurs sont des infirmieres donc moins de monde sur le plancher alors que nous sommes en pénurie et obligation.C'est du boulot de paperasse donc je crois que beaucoup d'argent a ce niveau la pourrais etre économisé en plus de récupérer du personnel sur le plancher. Et oui les cadres sont souvent en réunion, de quoi?? avec vos collations fournies tandis que nous elles ont été coupé pendant nos petites formations, faute d'argent. Et pour votre BONUS deouis 10ans comme stimulant...mais qui et quoi stimulent le simple personnel a travailler, dernierement nous avons été coupé lorsque nous dépassons notre temps nous sommes en mode bénévolat et ca c'est sans compter le temps fait et non payé quand on arrive plus tot pour prendre notre rapport! vous stimulez le personnel a devancer sa retraite et ca marche! donc encore plus d'obligation pour nous et diminution de notre qualité de vie.Pourquoi ne pas avoir ce bonus la! On est pas encore assez performante? Chaque personne est importante alors faite le voir! Notre seule récompense c'est la gratitude des patients et de notre équipe de travail, ensuite c'est l'épuisement et ou la souffrance physique suite a 1 blessure au tavail. Prennez soins de votre personnel et faite vos coupures a la bonne place! et cessez d'avoir peur de mettre du personnels quand c est vraiment nécessaire parfois cela peut éviter les blessures! la aussi vous sauverez de l'argent!
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- Anonyme engagée
- - 19 Juin 2010 à 11:04:04
Je crois moi aussi que la fusion fut une grosse erreur. 480 000$ qui auraient pu être placés ailleurs... Les propos de monsieur Audy sont très clairs: "Le personnel n’est jamais capable de s’adresser directement, comme avant, à un cadre responsable. On essaie de les rencontrer, ils sont toujours en réunion!" Les cadres n'étant plus sur le plancher, ils prennent des décisions sans aucune connaissance de cause! Et souvent ces décisions ne sont pas adaptées au terrain... Et pourquoi "stimuler" seulement 82 employées sur 2300? Pourquoi tout le monde n'y a pas droit? Il n'y a pas que le personnel qui travaille à la sueur de son front, je pense entre autres aux infirmières... Il ne faut pas changer pour changer, il faut que ça aille mieux! Et pas juste dans les bureaux! Je suis heureuse que le journal diffuse cette nouvelles aux contribuables, ils savent maintenant ce que le gouvernement fait de leur argent...
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- yvon desrosiers
- - 19 Juin 2010 à 11:03:15
m. charland se dit d'accord avec les prime qu'il touche.que ses prime sont des moyens pour motiver a traviller plus fort pour tou les cadres. je lui dit ceci ces primes ne font que empirer la non motivation des infirmieres et auxiliaire et preposees .premierement ils cherche a couper du persnnel ou il en n'a pu acouper ce qui fait des fardeaux de taches un peux partout sur les departements et cela equivaut a epuisere le persnnels ce qui fait que c'est gens ce retrouve en maladie .et on vient nous dire que l'assurance salaire coute chere a l'etablissement je dirais qu.il y a un non sens au boni.
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- Employée CSSSAE
- - 19 Juin 2010 à 11:02:53
C'est tres frustrant . Il y en a trop , C'est sur que M. Charland defend son cas, il les veut ses bonis...Et nous doit-on mal travailler si on veut un bonis au rendement?? Est-ce parce qu'on travaille mal qu'on y a pas droit? C'est tellement ridicule ...
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- Marlene Goulet
- - 19 Juin 2010 à 11:02:37
Je suis absolument d'accord que la fusion n'a pas été 1 réussite, plus de tout a gérer donc plus de cadre.Sont ils tous nécessaires,moi je crois pas.Plusieurs sont des infirmieres donc moins de monde sur le plancher alors que nous sommes en pénurie et obligation.C'est du boulot de paperasse donc je crois que beaucoup d'argent a ce niveau la pourrais etre économisé en plus de récupérer du personnel sur le plancher. Et oui les cadres sont souvent en réunion, de quoi?? avec vos collations fournies tandis que nous elles ont été coupé pendant nos petites formations, faute d'argent. Et pour votre BONUS deouis 10ans comme stimulant...mais qui et quoi stimulent le simple personnel a travailler, dernierement nous avons été coupé lorsque nous dépassons notre temps nous sommes en mode bénévolat et ca c'est sans compter le temps fait et non payé quand on arrive plus tot pour prendre notre rapport! vous stimulez le personnel a devancer sa retraite et ca marche! donc encore plus d'obligation pour nous et diminution de notre qualité de vie.Pourquoi ne pas avoir ce bonus la! On est pas encore assez performante? Chaque personne est importante alors faite le voir! Notre seule récompense c'est la gratitude des patients et de notre équipe de travail, ensuite c'est l'épuisement et ou la souffrance physique suite a 1 blessure au tavail. Prennez soins de votre personnel et faite vos coupures a la bonne place! et cessez d'avoir peur de mettre du personnels quand c est vraiment nécessaire parfois cela peut éviter les blessures! la aussi vous sauverez de l'argent!
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- EMPLOYÉ CSSSAE
- - 19 Juin 2010 à 11:02:33
Je suis parfaitement d’accord avec les dires de Mme Gendron, M. Audy et les écries des autres personnes. Si certaines personnes Son intéresser a consulter les salaires des cadres aller sur le lien suivant www.ssssaecsn.com en suite cliquer sur Salaires des cadres a gauche Moi je peux vous dire que nous avons attendu 9 mois pour un outil de travail qui coutait $50,00 et ce n’est pas la faute de notre chef de service ho! Non le temps que la demande arrive sur le bon bureau et que celle-ci regarde analyse etc.…… d’autre blessures son arrivée. Blessures =CSST=$$$$ À oui une autre bonne idée de ses supérieurs Fermer un établissement de 40 lits CHSLD Pendant ce temps les autres centres son surcharger et l’hôpital est bondé avec les personnes âgées qui attende une place en CHSLD ….
