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Le projet de fusion «colore» l’assemblée générale de la Caisse Desjardins de Victoriaville

Le président, Daniel Mercier, le directeur général, Serge Bourgeois et le vice-président, Michel Desfossés

Le président, Daniel Mercier, le directeur général, Serge Bourgeois et le vice-président, Michel Desfossés

Hélène Ruel
Publié le 27 Avril 2010
Publié le 16 Juin 2010
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Quelque 500 sociétaires pourraient bien avoir participé, lundi soir, à la dernière assemblée générale annuelle de leur Caisse populaire Desjardins de Victoriaville si, les 17 et 18 mai, eux et les sociétaires des trois autres caisses, Saint-Albert, Daveluyville et Sud des Bois-Francs, acceptent de fusionner pour former ce qu’on a déjà décidé d’appeler la Caisse populaire Desjardins des Bois-Francs.

Sujets :
Caisse populaire Desjardins de Victoriaville , Fonds d’aide , Université de Sherbrooke , Bois-Francs , Victoriaville , Daveluyville

Les quatre assemblées générales extraordinaires en vue de former une mégacaisse dans les Bois-Francs sont convoquées pour le soir du 17 mai à 19 h 30, à Victoriaville, Saint-Albert et Warwick, et le soir du 18 mai à Daveluyville.

Le projet de regroupement a «coloré» la 7e assemblée générale annuelle de la Caisse Desjardins de Victoriaville, les autorités de l’institution ne voyant que des avantages à regrouper leurs forces.

Si, comme l’a précisé le président Daniel Mercier, l’heure n’était pas à débattre du projet, ses grandes lignes ont été esquissées et auraient pu susciter quelques questions. Une seule a été posée… concernant le nom de l’éventuelle future caisse qui pourrait, légalement, naître le 1er janvier 2011.

Une ristourne de 2,7 millions $

D’ici là, la Caisse populaire Desjardins de Victoriaville avoir repris le chemin de la reprise économique, s’apprêtant à «ristourner» des trop-perçus de 2 705 215 $. C’est plus que l’an dernier (1,9 million $), mais moins que les années antérieures à la récession, a observé Daniel Mercier. «On a décidé d’aller au maximum de ce que nous permettait le Mouvement. Mais il faut rester prudent», a-t-il ajouté.

Plus nombreux à lever un carton vert, les sociétaires ont endossé la recommandation du conseil d’administration de favoriser les épargnants plutôt que les emprunteurs, leur versant 60% de cette ristourne. Cette recommandation est plus «équitable», a dit M. Mercier, les emprunteurs ayant bénéficié, pendant toute l’année, de bas taux d’intérêt.

Malgré l’incertitude économique ayant prévalu pendant toute l’année 2009, la baisse des taux d’intérêt, l’institution possède de solides assises financières, a dit le directeur général, Serge Bourgeois.

Dotée d’un actif de 932,6 millions $, ayant haussé son volume d’affaires de 5% pour atteindre 1,88 milliard, la Caisse a réalisé des excédents avant impôts et ristournes totalisant 11,6 millions $, comparativement à 2 millions $ en 2008, alors que la crise financière battait son plein.

Certains sociétaires s’étonnent que 51% (12 millions $) des frais d’exploitation de la caisse servent à payer le personnel (175 employés). M. Bourgeois a expliqué que ce ratio n’était pas plus élevé qu’ailleurs, représentant 1,34 $ par cent dollars d’actif, alors que le ratio moyen est de 1,40 $ dans le mouvement Desjardins.

Parmi les questions adressées aux autorités de la Caisse, il y en avait une portant sur la rémunération de la présidente du mouvement, Monique Leroux, et sur les bonis au rendement en général. «Question difficile», a commenté Daniel Mercier. Il a d’abord souligné que dans le paysage financier, Mme Leroux était loin de toucher la plus haute rémunération. Il a poursuivi en disant que si le mouvement Desjardins voulait rester concurrentiel, s’attirer les meilleurs talents, il se devait d’attribuer des bonis. «Qui sont toujours fonction d’objectifs très clairs et ciblés.»

Les sociétaires ont également accepté que le Fonds d’aide au développement du milieu soit enrichi d’une somme de 250 000 $, de sorte que l’institution dispose d’une enveloppe de près de 500 000 $ pour l’année 2010. Une modification au Règlement de régie interne a également obtenu l’assentiment des sociétaires pour le cas où la Caisse voudrait soutenir un plus gros projet. Elle pourrait, selon la taille de ses excédents bien sûr, garnir l’enveloppe d’une somme pouvant aller jusqu’à l’équivalent de 50 $ par membre particulier et 500 $ par membre entreprise.

En 2009, elle a versé une «ristourne» communautaire, sportive, culturelle, de 345 910 $ à divers organismes communautaires.

Lors de l’assemblée, elle a également attribué des bourses totalisant 13 200 $ à neuf étudiantes «déterminées et engagées». Élève du secondaire, Élizabeth Crispo a décroché la première bourse de 1 000 $, alors que la collégienne Stéphanie De Serres est repartie avec une bourse de 1 500 $. Audrey Potvin, étudiante en administration à l’Université de Sherbrooke, a quitté l’assemblée avec une bourse de 3 500 $.

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