Entourée du maire de Victoriaville, Alain Rayes et du représentant du député André Bellavance, Matthieu Levasseur, la présidente, Amélie Turcotte a profité de la 100e distribution pour remercier les adhérents, les producteurs, les bénévoles et les partenaires de l’organisme.
Ce Marché de solidarité régionale de Victoriaville a été créé en juillet 2009, invitant les producteurs et transformateurs à offrir leurs produits sur un état virtuel (www.marchevicto.com). Les abonnés, en quelques clics, commandent les produits qu’ils vont cueillir, le jeudi ou le vendredi, au local du Marché.
La présidente a rappelé que le Marché visait à stimuler l’achat local, favorisant un contact direct entre les consommateurs et les producteurs. Le Marché ne retient que 15% de la facture des clients pour sa gestion administrative, tout le reste étant versé directement aux producteurs. Au supermarché, les frais intermédiaires peuvent atteindre jusqu’à 40% de la facture, estime la présidente.
Maxime Bernier, producteur ovin de la ferme Étoile d’or à Saint-Christophe-d’Arthabaska, membre du conseil d’administration du Marché, en adore le concept.
Il ne prend que deux heures par semaine pour y offrir son agneau. Une heure pour mettre ses produits en ligne et une autre pour dresser les commandes de ses clients. «Je peux vendre toute l’année, sans aucuns frais de gestion», précise-t-il.
La Ferme Étoile d’or (un troupeau de 500 brebis) est aussi présente au Marché public de Victoriaville. «Le Marché public et le Marché de solidarité s’attirent des clientèles très différentes. Au Marché de solidarité, les adhérents sont très sensibles à l’économie sociale», dit-il. M. Bernier vend aussi ses produits à la bergerie.
La directrice générale, Angèle Martin-Rivard remarque que le Marché s’est attiré plus de membres depuis l’activité de portes ouvertes. Il compte 400 membres actifs, c’est-à-dire des clients qui achètent régulièrement ou occasionnellement leurs produits sur le Net.
Le maire Rayes a admis qu’il faisait encore partie de ces 200 clients inactifs, ces gens qui en sont membres mais qui n’avaient pas encore fait d’achats. Il a cependant pu se procurer un produit lors de la fête de la 100e distribution. «Il y a deux Balades (gourmandes) de cela», a-t-il dit, il avait découvert ce Marché. Je suis de ceux qui trouvent l’idée géniale, mais qui ne font pas le geste d’essayer!» Pourtant, a-t-il ajouté, il sait qu’il y trouverait des saucisses plus savoureuses que les «italiennes douces» du supermarché.
Au nom du député André Bellavance, qu’il a qualifié d’«ardent défenseur de la souveraineté alimentaire», Matthieu Levasseur a dit que l’achat local était «trois fois bon». «Bon pour nous, bon pour nos producteurs et bon pour notre environnement». M. Bellavance n’avait pu se rendre à la fête du Marché, retenu à Ottawa pour débattre de ce projet de loi visant à faire rentrer les postiers au travail.
MM. Rayes et Levasseur, Mmes Couture et Martin-Rivard ont procédé à une coupe de gâteau… cuisiné par une transformatrice inscrite au Marché, la Pâtisserie d’Annie à Plessisville.
