Un chercheur américain de l’Université du Rhode Island a découvert, dans le sirop d’érable, la présence de 13 composés antioxydants dont on ignorait l’existence jusqu’ici. La littérature fait état que ces composés ont des propriétés anticancer, antibactériennes et antidiabétiques. Le sirop d’érable contiendrait ainsi des propriétés thérapeutiques pour le syndrome métabolique et le diabète.
La seconde découverte, provenant de travaux publiés dans le Journal of Medicinal Food, fait savoir que le sirop d’érable limiterait de manière intéressante la prolifération de cellules cancéreuses de la prostate et des poumons et, dans une moindre mesure, du sein, du colon et du cerveau dans des modèles cellulaires et le ferait de manière plus puissante que le bleuet, le brocoli, la tomate et la carotte.
Pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, il s’agit d’une première indication voulant que les composés retrouvés dans le sirop d’érable aient un effet physiologique positif sur la santé. «Ces résultats concluants appellent à la poursuite des recherches sur les produits d’érable du Québec et du Canada», écrit la Fédération dans un communiqué.
Pour l’acériculteur Jacques Godin, la Fédération doit en faire plus pour promouvoir ces bonnes nouvelles. «Il faut que ça se partage, que tous connaissent la valeur véritable du sirop d’érable», a-t-il confié.
Bien informé, la population pourra, croit-il, exercer un choix plus judicieux de consommation. M. Godin rappelle qu’il y a une dizaine d’années, les statistiques montraient que les Québécois ne consommaient en moyenne qu’un tiers de livre de produits d’érable annuellement. «On en a peut-être regagné un peu, mais la situation n’a pas tellement changé», a fait savoir celui qui avait pris la parole à un certain colloque à Victoriaville, insistant pour qu’on cesse de qualifier «de luxe» les produits de l’érable. «Il ne s’agit pas d’un produit pour une classe spéciale», a-t-il noté.
On se doit, selon lui, de propager les récentes bonnes nouvelles relatives au sirop d’érable. «Les gens ordinaires doivent savoir, il faut leur dire qu’ils n’achètent pas seulement du sucre en se procurant des produits d’érable», a-t-il souligné.
Quant à la saison 2010, une saison hâtive, la récolte, du moins dans les Bois-Francs, n’a pas été fameuse. «Ça a été bien ordinaire, a commenté M. Godin. J’ai récolté 24 barils de 450 livres (10 800 livres)», a-t-il signalé.
La saison a commencé tôt, en février. «Mais quand arrive la chaleur, ça vient de tomber», a expliqué l’acériculteur sylvifranc.
Le Québec compte 7 400 entreprises acéricoles membres de la Fédération. La province représente environ 80% de la production mondiale de sirop d’érable.
Le sirop d’érable bénéfique pour la santé, selon deux découvertes
Deux récentes découvertes, publiées récemment, indiquent que le sirop d’érable du Canada, contenant plusieurs composés antioxydants, offre des bénéfices substantiels pour la santé. «C’est important que cela se sache», affirme l’acériculteur Jacques Godin de Saint-Valère qui exploite une érablière de 7 500 entailles à Sainte-Eulalie.
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