• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

La fin d’une histoire…

Sous le pic des démolisseurs

*

Carol Isabel
Publié le 30 Août 2012
Publié le 30 Août 2012
Carol Isabel  RSS Feed

Pour l’ex-hôpital Saint-Julien

La tenue des élections provinciales n’a pas repoussé le début des travaux de démolition de l’ancien hôpital Saint-Julien qui a commencé à crouler sous le pic des démolisseurs.

Sujets :
Maison du Sacré-Cœur , Société immobilière du Québec , Beausite Métal d’Asbestos , Saint-Ferdinand , Ex-hôpital Saint-Julien , Rue Des Prés Fleuris

Lors de notre passage à Saint-Ferdinand jeudi, des dizaines de personnes regardaient disparaître les premiers pans de murs du vaste complexe hospitalier qui a vu le jour en 1870 et qui a déjà accueilli jusqu’à 1 500 patients simultanément. L’établissement n’accueille plus aucun patient depuis 2003.

Un homme, qui nous a dit avoir œuvré dans l’ancien hôpital pendant une trentaine d’années, était là prenant quelques photos avant de jeter un dernier regard qui en disait long sur sa peine de voir s’écrouler un établissement dont l’histoire est étroitement liée à celle de son village. Quelques instants plus tard, nous apprenions qu’il s’agissait du docteur Picard.

Une résidente de la rue Des Prés Fleuris assistant religieusement à la démolition se disait aussi peinée. «Peut-être pas pour la vieille partie, mais pour les autres bâtiments, il y aurait pu avoir réutilisation», croit-elle en ajoutant qu’elle n’avait pas hâte que tout soit défait. «Ça va créer un immense vide.»

Luc Tanguay était aussi un spectateur attentif puisqu’il a été infirmier à l’hôpital Saint-Julien pendant 25 ans, et ce, jusqu’en 1993. Ce dernier déplore que des candidats aient laissé miroiter durant la campagne électorale qu’ils pourraient le conserver. «C’est quoi l’idée de le garder debout quand il est déjà à moitié démoli. Mais c’est évident qu’on aurait pu lui donner une deuxième vie dans la santé, un peu comme on a fait avec la construction de résidences à Thetford Mines et Plessisville.»

Gérard Marcotte, âgé de 76 ans, est né à Saint-Ferdinand, y a grandi et y demeure toujours. Il a travaillé à la construction de la nouvelle partie en 1952, et ce, pendant trois ans et demi. Lui aussi affirme que le gouvernement aurait pu continuer à utiliser l’édifice. «Mais ici à Saint-Ferdinand, on est habitué à ça la démolition. Il y a eu la manufacture de traîne sauvage, les deux anciens collèges des Frères des écoles chrétiennes (site du Domaine Fraser et des écoles primaires) et la Maison du Sacré-Cœur (site de la marina actuel).»

Rappelons que la Société immobilière du Québec a accordé le contrat de démolition à l’entreprise Beausite Métal d’Asbestos pour la somme de 6,4 millions $. Six pavillons du complexe seront démolis et sept seront conservés. Des travaux d’enlèvement d’amiante ont été prévus dans certains bâtiments à démolir. Le délai de réalisation des travaux est d’une durée de 12 mois.

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité