«C’est un dossier qui commence à traîner et qui va falloir régler», a laissé entendre le maire de Saint-Ferdinand, Donald Langlois, précisant que la Municipalité souhaite toujours se voir confirmer sur papier la compensation de 800 000 $ sur une période de quatre ans pour la perte des taxes en plus d’obtenir le réseau d’approvisionnement en eau potable et les terrains de l’hôpital. M. Langlois espère d’ailleurs un dénouement lors de prochaines discussions.
Pendant ce temps, une pétition porte-à-porte contenant plus de 2 000 noms, initiée par la Coopérative de solidarité en développement local (COSODELO) de Saint-Ferdinand, a été déposée au conseil municipal lors de la séance d’octobre.
Selon son porte-parole, Yves Charlebois, 95% des gens sollicités ont accepté de signer la pétition qui devrait être déposée au cours de la présente semaine par la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, à l’Assemblée nationale.
Par cette pétition, la COSODELO réclame qu’on mette fin à tout projet de démolition du complexe Saint-Julien. Elle considère que la démolition de ce bâtiment est un gaspillage de ressources et de fonds publics tandis que sa réutilisation serait un atout important pour notre région.
Après avoir fait l’objet d’une liquidation d’une bonne partie de son mobilier en août dernier par le CSSS d’Arthabaska-et-de-l’Érable dans une première phase, l’ancien hôpital Saint-Julien a également été dépouillé ces dernières semaines, dans une deuxième phase, des fenêtres au niveau du bâtiment qui servait à l’administration. « Il s’agit de fenêtres plus récentes qui vont pouvoir connaître une deuxième vie. Il y a aussi des calorifères et divers autres équipements qui ont pu être récupérés et qui pourront servir ailleurs», a indiqué le directeur des services techniques du CSSSAE, Raymond Dufour.
«Qu’on prenne les fenêtres, c’est bien correct, mais nous voulons l’entente écrite avec le gouvernement avant la démolition de l’ancien hôpital», a rappelé M. Langlois.

