La construction de ces deux bâtiments nécessitera des investissements oscillant entre 5 et 6 millions $, estime Étienne Bergeron d’Habitations Bergeroy.
Curtiers associés des Bois-Francs et Habitations Bergeroy avaient acquis ces terrains en 2003 et, depuis, construit des propriétés résidentielles tout au fond de ce qui était le site du ciné-parc.
La construction du Centre funéraire Grégoire et Desrochers constituait, en 2005, la première phase du développement commercial envisagé par Étienne et son père Marcel Bergeron.
Ils ont ainsi donné, mercredi, le coup d’envoi des deux autres phases, une quatrième étant déjà envisagée pour 2009, puisqu’il restera 400 000 pieds carrés à meubler.
Si l’on sait que l’un des bâtiments deviendra la propriété de Promutuel, il faudra patienter avant de savoir quels locataires s’installeront dans le deuxième édifice commercial que construira Bergeroy en bordure de la route 116, juste à côté du Centre des congrès.
Le bâtiment de 13 000 pieds carrés, dont l’architecture s’apparente à cet autre édifice que possède Bergeroy sur le boulevard Jutras (entre Croteau et Canac-Marquis), aura sa vitrine directement sur la route 116.
Étienne Bergeron s’est contenté de dire qu’à Victoriaville, il était désormais plus facile de louer des bâtiments déjà existants. Comme pour l’autre édifice commercial construit à l’été 2006, le prochain pourrait aussi s’ouvrir à des commerces de détail et à des restos.
Voulant se rendre plus visible dans le secteur urbain, Promutuel des Bois-Francs se dotera d’une succursale de 15 100 pieds carrés (sur deux étages) pouvant loger jusqu’à une cinquantaine d’employés, a expliqué le directeur général Raymond Beaudet.
Actuellement, la succursale victoriavilloise s’abrite dans un immeuble situé boulevard Jutras Est (voisin de la SAAQ), dans des locaux de 1 860 pieds carrés.
La mutuelle d’assurances a acquis un terrain de 46 271 pieds carrés, juste à côté du Centre funéraire Grégoire et Desrochers.
Le nouveau bâtiment, dont la construction devrait se terminer pour le début d’août (espère M. Beaudet), accueillera le personnel du secteur de l’assurance de dommages, du service à la clientèle, ceux des réclamations, des services financiers et du développement des affaires.
Raymond Beaudet a pris la précaution de spécifier que le siège social de Promutuel restera à Warwick. Il a toutefois laissé entendre que la construction de la succursale victoriavilloise entraînerait la fermeture de celle de Princeville, la société se gardant un pied-à-terre à Ham-Nord et à Asbestos.
Une quarantaine d’employés travaillent actuellement pour les 14 000 membres assurés de Promutuel dans la région, laquelle affiche un chiffre d’affaires de 14 millions $.
Conçue par les architectes Morin, Lemay, Côté, la succursale victoriavilloise permettra à Promutuel de prendre de l’expansion, l’établissement pouvant loger jusqu’à une cinquantaine d’employés.
Le bâtiment comportera, outre ses bureaux, une salle pour les activités physiques et une autre pour la formation (que la société pourra louer aux organismes qui en auraient besoin). Avec la proximité du Victorin, hôtel et congrès, Raymond Beaudet s’attend à ce que la succursale victoriavilloise s’attire de la visite et des événements. Déjà, en août,
Promutuel Bois-Francs a convoqué 150 personnes de tous les coins du Québec pour un tournoi de golf et une nuitée à Victoriaville.
Le maire de Victoriaville, Roger Richard, s’est évidemment réjoui de l’annonce de ces investissements. Il prédit déjà que l’année 2008 sera une «belle année à Victoriaville».
Il a parlé de ces secteur de la ville comme d’un «site privilégié» avec l’élargissement de la route 116, les investissements de la Société coopérative agricole, la construction du Centre funéraire et du Centre des congrès, la rénovation de l’ancien Colibri.
«Merci de croire en la Ville», a déclaré M. Richard, à l’endroit de Bergeroy et de Promutuel, ces gens de chez nous qui mettent l’«épaule à la roue» pour faire du développement.
La prochaine phase de construction commerciale à cet endroit, prévue pour 2009, intéresse «énormément» le maire. Il aurait de bonnes longueurs d’avance sur les journalistes quant à la teneur du projet.
