Les travaux devraient commencer cet automne pour se terminer en août prochain, agrandissant l'usine d'une superficie de 6 600 pieds carrés.
Cette aile s'imbriquera tout à côté de ce qui était Lactantia à ses débuts, en 1947, juste à côté du bâtiment de briques ayant façade sur la rue Lactantia.
Les 5 millions $ serviront à construire la nouvelle aile et à acquérir les équipements permettant de produire plus de beurre, de margarine, des fromages et des mélanges de poudres.
Lactantia figure parmi les trois usines de tête des 18 que compte Parmalat au Canada, tant pour son nombre d'employés (430) que pour son volume de production.
Avec une usine un peu plus grande, Alain Bédard, directeur de l'exploitation des usines de Victoriaville et de Marieville, ne prévoit pas à court terme la création de nouveaux emplois chez Lactantia.
Mais c'est à moyen et à long termes, croit-il, que l'agrandissement prochain et d'autres éventuels, pourront avoir une incidence à la hausse sur le nombre d'emplois et sur la diversité des produits fabriqués à Victoriaville.
L'agrandissement n'aurait pas été possible, a poursuivi M. Bédard, sans la collaboration de la Ville de Victoriaville. «La clé de notre expansion, c'était l'acquisition du terrain», a-t-il ajouté.
C'est que la Ville vend à Parmalat le terrain inoccupé de quelque 35 000 mètres carrés, situé tout juste en face de l'usine, entre l'usine de filtration de la Ville et la rue Rubin, ce terrain étant bordé en partie par la voie cyclable.
En vendant son terrain à Parmalat (pour environ 85 000 $), la Ville se départit aussi d'une portion de son assiette de la rue Lactantia, puisque l'agrandissement prochain empiétera sur ce qui est encore une rue actuellement.
Dès lundi (10 septembre) prochain d'ailleurs, ce segment de la rue Lactantia sera fermé à la circulation. Le maire de Victoriaville, Roger Richard, a souligné que la Ville avait reçu de nombreuses plaintes de citoyens concernant la vitesse et le passage de camions lourds dans ce quartier résidentiel.
Il y a longtemps que ce projet d'expansion de la plus importante entreprise privée à Victoriaville mijotait dans la marmite de Lactantia, a rappelé le maire Richard. «Quatre ans au moins», a-t-il précisé.
Les problèmes financiers de Parmalat International et le long processus par lequel Victoriaville a dû passer pour acquérir les terrains d'Hydro-Québec dans ce secteur y ont été pour quelque chose dans ces longs délais, a précisé le maire.
«On peut maintenant dire à Parmalat que Victoriaville est l'endroit unique dans le monde pour se développer!», a lancé le maire Richard.
Il s'est dit heureux que dans ce dossier, le développement soit «harmonieux», l'entreprise pouvant prendre de l'expansion et que la Ville puisse protéger la sécurité de son quartier résidentiel ainsi que les emprises boisées de sa voie cyclable.
Pour l'heure, avec son usine agrandie, Lactantia n'occupera qu'un tout petit espace sur la carte de ce vaste emplacement qu'elle s'apprête à acquérir et qu'elle occupe déjà, en partie, comme stationnement pour les employés.
En acquérant le terrain, Lactantia se donne une meilleure marge de manœuvre pour agrandir son usine et pour la circulation de ses camions.
Tant l'investissement que l'acquisition du terrain constituent de bonnes nouvelles pour Victoriaville, selon René Thivierge, directeur général de la Corporation de développement économique des Bois-Francs.
Lactantia, a-t-il poursuivi, est un «joueur» important à Victoriaville, une entreprise phare, située tout juste à l'entrée de la ville, usine accueillant plusieurs délégations étrangères.
Il a ajouté que l'entreprise connaissait une croissance continue et que parmi tous les fabricants de produits alimentaires, elle se situait au 9e rang des entreprises au Canada.
Lactantia est née le 6 août 1947, sous l'impulsion de l'agronome Lionel Beaudet qui, avec 12 employés, transformait 1 200 livres de lait. L'entreprise a été par François Bourgeois en 1953. Elle a été acquise par Parmalat Canada en 1997.
