Petite explication d’entrée de jeu. Le mot barista, d’origine italienne, qualifie une personne ayant acquis un haut niveau de compétence dans la préparation de boissons au café.
Des «baristi» des Maritimes, de l’Ontario et du Québec ont ainsi rendez-vous à Victoriaville pour ce championnat de l’Est du Canada. «On espère, bien sûr, la participation de représentants locaux. Par ce concours, on souhaite mieux faire connaître le métier de barista. C’est une célébration du métier», a indiqué Stéphane Leblanc, propriétaire du Café Méridien et membre de l’organisation du championnat.
L’idée d’organiser l’activité à Victoriaville revient à Suzanne Pilon de EGF/Kerry pour DaVinci Gourmet. «J’habite à Victoriaville depuis 2008. Je mijote depuis l’an dernier de tenir le championnat ici. L’an passé, cela n’a pas fonctionné. Nous nous sommes repris cette année. Géographiquement, c’est facile pour les gens d’un peu partout d’y venir», a-t-elle souligné en conférence de presse, mercredi avant-midi.
Formateur et juge, Nicolas Fortin a fait valoir la grande évolution, depuis quelques années, dans le goût des consommateurs de café. «Les études, depuis 15 ou 20 ans, révèlent que le café possède plus de propriétés gustatives que les meilleurs vins rouges, a-t-il confié. Le but du concours est de dénicher l’ambassadeur ultime du café de spécialité.»
Le championnatLa compétition de Victoriaville constitue l’une des quatre étapes régionales avec celles du Centre, des Prairies et de l’Ouest.
«Ces quatre étapes conduisent les lauréats au championnat national en septembre à Toronto. À Victoriaville, les trois premiers seront invités à la compétition nationale», a expliqué Nicolas Fortin.
À ce championnat national, on désignera le barista qui représentera le Canada au championnat mondial en 2013.
À Victoriaville, le premier jour servira davantage aux préparatifs. La compétition, elle, aura lieu le samedi 11 août, une compétition à laquelle la population est conviée.
«Le participant dispose de 15 minutes pour se préparer, puis de 15 autres minutes pour préparer quatre espressos, quatre cappucinos et quatre breuvages signature à base de café», a fait savoir le juge.
Les participants devront ainsi démontrer leur art devant un jury formé de sept juges professionnels. Chaque compétiteur doit récolter un maximum de pointage.
Selon Nicolas Fortin, l’appréciation, le goût du juge, revêt plus ou moins d’importance. «Est-ce que ça goûte ce qu’on nous avait dit, ai-je vécu l’expérience anticipée? Voilà ce qui est davantage important», a-t-il fait remarquer.
Ce Championnat canadien barista de l’Est du Canada demeure pour bon nombre de personnes une activité méconnue, ce qui explique notamment le nombre, à première vue peu élevé, de participants.
«L’événement n’est pas tellement connu en dehors de Montréal ou Québec, a indiqué Nicolas Fortin. Mais le plus gros obstacle réside dans le fait que le barista doive se déplacer. Un travail de promotion, de sollicitation doit s’effectuer.»
Chez Tourisme Bois-Francs, on espère bien une suite à cette première. «Nous souhaitons que cette première soit suivie d’autres éditions», a signalé le délégué commercial et marketing, Steeve Gagné.

