«Nous reprenons notre ancienne formule. Le concours s’adresse à tous les types de commerces et aux entreprises de services des cinq MRC du Centre-du-Québec», a indiqué la coordonnatrice du concours, Chantal Dionne.
Les commerces et entreprises de services, désireux de s’inscrire au concours, ont jusqu’au 15 septembre pour le faire. «Vers la fin d’octobre ou au début de novembre, la conseillère linguistique, Rosette Laberge, une romancière de Drummondville, effectuera la tournée des établissements inscrits et leur communiquera, par la suite, une évaluation linguistique et des suggestions pour améliorer la qualité du français», a fait savoir la coordonnatrice.
Pour déterminer les finalistes, la SSJBCQ a établi différents critères d’évaluation, à savoir l’enthousiasme et la rigueur dans la mise en place des corrections suggérées, l’impact des améliorations linguistiques auprès du personnel, des fournisseurs et des clients.
La SSJBCQ fera connaître trois commerces finalistes dans chacune des MRC du territoire centricois et cinq entreprises de services finalistes pour l’ensemble du Centre-du-Québec.
En janvier, la conseillère linguistique procédera à la visite des finalistes pour déterminer les six lauréats et le récipiendaire du trophée François-Marquis attribué au finaliste qui s’affiche dans le meilleur français.
On proclamera les lauréats en mars lors d’une soirée de gala à l’occasion de la Francofête. La cérémonie se tiendra quelque part dans la MRC de Nicolet-Yamaska.
L’importance du concours
À entendre la présidente de la SSJBCQ, Suzanne P. Lebeau, il ne fait aucun doute que le concours J’affiche en français revêt une grande importance.
«L’affichage commercial reflète sa population. On peut y lire la vitalité linguistique, culturelle et identitaire de notre collectivité, a-t-elle exprimé. Ce n’est pas parce que nous vivons à quelque 200 km de Montréal que nous sommes à l’abri de l’anglicisation. D’où, l’importance de préserver le visage français de notre région. À mon avis, le paysage linguistique est aussi important que l’esthétique de nos municipalités. Je demeure convaincue que, tous, nous avons une responsabilité dans la vitalité et la promotion du français.»
Une opinion à laquelle adhère Isabelle Fillion, conseillère à la francisation à l’Office québécois de la langue française, partenaire de la SSJBCQ dans le concours. «L’Office a 50 ans, 50 ans de passion et d’actions pour enrichir et améliorer la langue française et assurer son rayonnement. Chacun, à sa façon, a une responsabilité vis-à-vis le français. Devenez des ambassadeurs du français, prenez votre place», a-t-elle lancé.
Même son de cloche du côté du directeur général de la SSJBCQ, François Gardner. «La Société ne joue pas à la police, nous n’adoptons pas un rôle de dénonciation, a-t-il souligné. Avec le concours, nous venons soutenir les gens qui croient à l’importance du français. Chacun, comme individu, a un rôle à jouer. Je crois que l’avenir du français passe par la loi, par l’Office québécois de la langue française, mais surtout par chacun de nous. Comme consommateur, nous avons un rôle à jouer. Nous n’avons qu’à ne pas fréquenter les établissements qui ne respectent pas le français. Notre région n’est pas à l’abri de l’anglicisation. On le constate dans l’affichage.»
Expérience enrichissante
Le commerce Crystalina de Victoriaville, le Verger des Bois-Francs de Princeville et la Coop des Appalaches de Laurierville ont fait partie des lauréats en 2010.
«Le français, c’est important, on se fait dire nos erreurs par les clients d’ailleurs, a commenté Jonathan Verville de Crystalina. La participation au concours nous a donné des bases solides pour un affichage avec un français d’une bonne qualité. Il faut être fier de notre langue et la respecter. Et bien l’écrire, c’est un bon début.»
Secrétaire de direction à la Coop des Appalaches, Line Levasseur fait remarquer l’utilité du concours. «On nous donne des trucs, des outils pour réussir, pour peaufiner notre français. De plus, le concours permet de récompenser les entreprises qui consacrent les meilleurs efforts à la qualité du français», a-t-elle confié.
