L’éco-sociologue, spécialiste en développement international en environnement, a entrepris son allocution en déclarant que nous sommes liés à l’environnement, ce qui nous donne un pouvoir d’action immense.
La cofondatrice d’Équiterre a par la suite demandé à son audience, composée de plusieurs dizaines de personnes, de visualiser Victoriaville pour ensuite enchaîner avec des moyens qui pourraient faire en sorte de moins utiliser l’automobile. «La plupart d’entre nous utilisent notre voiture que quelques heures par jour, tout au plus. Est-ce qu’il n’y aurait pas une façon de repenser les espaces piétons et à ce territoire qu’on consacre aux véhicules? Est-ce qu’en partageant les voitures et le transport en commun, il n’y aurait pas moyen d’organiser l’espace différemment?», a-t-elle avancé.
Réfléchir sur la pollution de l’air
Mme Waridel, qui a été reconnue par le prestigieux magazine Maclean’s comme étant parmi les «25 jeunes Canadiens qui changent déjà notre monde», a porté également sa réflexion sur la pollution de l’air et ses impacts sur notre santé.
Selon ses dires, le transport est l’une des principales sources de pollution au Canada, avec les industries. Les déplacements des véhicules causent chaque année près de 16 000 décès prématurés.
Pour elle, les gens sont sceptiques face aux changements. Afin de réduire étape par étape certaines habitudes plutôt que de le faire drastiquement, par exemple abandonner une deuxième voiture, elle image ce procédé comme un escalier. «Au lieu de vendre votre deuxième véhicule, laissez-le une semaine dans le garage et essayez d’organiser vos déplacements autrement. Après une semaine, essayez de prolonger à deux et ensuite trois», a-t-elle expliqué.
Elle a clôturé son exposé en disant qu’elle croit qu’il faut aller vers une période de transition de notre économie, afin de mettre en place un monde avec moins de voitures et plus de paix.
Daniel Grenier détend l’atmosphère
Tout de suite après, l’humoriste Daniel Grenier est monté sur scène avec sa guitare pour un court spectacle acoustique.
L’un des membres du trio Chick’n Swell a détendu l’atmosphère avec des chansons légères, typiques de son humour.
Il a d’ailleurs réussi son coup à merveille, traitant du rêve américain, de ses péripéties avec un bicycle à tandem et des personnes qui arrosent leur asphalte, ce qui a fait rire l’audience de bon cœur.


Je ne pense pas que la clientèle soit suffisamment nombreuse pour justifier tous ces coûts: ça ne sera pas rentable du tout. Autobus, diesel, entretien, chauffeurs, personnel de soutien, etc.