Laure Waridel sensibilise la population au transport en commun

Steven Lafortune
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C’était la journée «Ma ville sans ma voiture», samedi, et, pour l’occasion, le Festival de la paix en a profité pour sensibiliser les gens à cette cause en invitant la conférencière Laure Waridel.

L’éco-sociologue, spécialiste en développement international en environnement, a entrepris son allocution en déclarant que nous sommes liés à l’environnement, ce qui nous donne un pouvoir d’action immense.

La cofondatrice d’Équiterre a par la suite demandé à son audience, composée de plusieurs dizaines de personnes, de visualiser Victoriaville pour ensuite enchaîner avec des moyens qui pourraient faire en sorte de moins utiliser l’automobile. «La plupart d’entre nous utilisent notre voiture que quelques heures par jour, tout au plus. Est-ce qu’il n’y aurait pas une façon de repenser les espaces piétons et à ce territoire qu’on consacre aux véhicules? Est-ce qu’en partageant les voitures et le transport en commun, il n’y aurait pas moyen d’organiser l’espace différemment?», a-t-elle avancé.

Réfléchir sur la pollution de l’air

Mme Waridel, qui a été reconnue par le prestigieux magazine Maclean’s comme étant parmi les «25 jeunes Canadiens qui changent déjà notre monde», a porté également sa réflexion sur la pollution de l’air et ses impacts sur notre santé.

Selon ses dires, le transport est l’une des principales sources de pollution au Canada, avec les industries. Les déplacements des véhicules causent chaque année près de 16 000 décès prématurés.

Pour elle, les gens sont sceptiques face aux changements. Afin de réduire étape par étape certaines habitudes plutôt que de le faire drastiquement, par exemple abandonner une deuxième voiture, elle image ce procédé comme un escalier. «Au lieu de vendre votre deuxième véhicule, laissez-le une semaine dans le garage et essayez d’organiser vos déplacements autrement. Après une semaine, essayez de prolonger à deux et ensuite trois», a-t-elle expliqué.

Elle a clôturé son exposé en disant qu’elle croit qu’il faut aller vers une période de transition de notre économie, afin de mettre en place un monde avec moins de voitures et plus de paix.

Daniel Grenier détend l’atmosphère

Tout de suite après, l’humoriste Daniel Grenier est monté sur scène avec sa guitare pour un court spectacle acoustique.

L’un des membres du trio Chick’n Swell a détendu l’atmosphère avec des chansons légères, typiques de son humour.

Il a d’ailleurs réussi son coup à merveille, traitant du rêve américain, de ses péripéties avec un bicycle à tandem et des personnes qui arrosent leur asphalte, ce qui a fait rire l’audience de bon cœur.

Lieux géographiques: Victoriaville, Canada

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Derniers commentaires

  • Anonyme
    22 septembre 2012 - 16:39

    3$ pour l'autobus municipal(de la ville) avec un trajet défini qui passe au 15-30 min (le prix change pas si t'es pas la) ou 3,75$ pour le taxi-bus qui faut que t'appelles 1h d'avance et pénalité de 3,75$(donc 7,50$ la fois suivante si t'es pas présent). Le choix est pas dur a faire, je paye oui mais pour du service sans complications.

    • Centre-droite
      23 septembre 2012 - 13:57

      Je ne pense pas que la clientèle soit suffisamment nombreuse pour justifier tous ces coûts: ça ne sera pas rentable du tout. Autobus, diesel, entretien, chauffeurs, personnel de soutien, etc.

  • steve
    22 septembre 2012 - 16:03

    J'ai rien contre le transport en commun, mais je veux pas le payer....j'ai mon auto je la paye, tu veux le transport en commun....tu le payes. Y'a rien de gratis

  • Anonyme
    22 septembre 2012 - 14:38

    Remettez l'autobus comme jadis il y a déjà eu. Il me semble que la ville de Victo pourrait s'entendre avec les autres municipalités avoisinantes(Warwick, Arthabaska). Les étudiants aux adultes pourraient ainsi en profiter. Personnellement, je trouve Taxi-Bus trop paquet de trouble pour l'utiliser.