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David Grimard a choisi la joaillerie

David et un bracelet réalisé dans le cadre de sa formation.

David et un bracelet réalisé dans le cadre de sa formation.

Manon Toupin
Publié le 29 Juin 2012
Publié le 29 Juin 2012
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De tous les champs d'études et de tous les métiers possibles, David Grimard, 23 ans, a choisi la joaillerie. Il vient tout juste de compléter son DEC dans ce domaine et il est fin prêt à montrer ses créations aux gens.

Sujets :
Arts des Bois-Francs , Limoilou , Victoriaville

Il a véritablement trouvé sa voie dans la joaillerie. Après avoir étudié en informatique, puis en arts et lettres, David a vu, par hasard, cette formation de joaillier, offerte au cégep de Limoilou. «Ça a tout de suite cliqué et je me suis inscrit. Dès la première session, je savais que je voulais aller dans ce domaine», souligne-t-il.

Il faut dire qu'il avait déjà un peu travaillé le métal et souhaitait, lorsqu'il était petit, travailler le bois. La joaillerie venait donc rejoindre tous ses désirs.

Ses trois années de formation lui ont permis d'apprendre les nombreuses techniques utilisées pour la fabrication des bijoux. Du moulage à la cire perdue, en passant par le formage à froid, l'assemblage, le repoussage, la réticulation ou le sertissage, il apprécie toutes les techniques et souhaite, surtout, montrer tout son savoir-faire lorsqu'il crée des bijoux.

«J'ai toujours adoré le métal qui permet de fabriquer tout ce qu'on veut. Être joaillier me permet véritablement de m'épanouir», confie David. Au cours de ses études, il a réalisé plusieurs bijoux, dont il garde des photographies dans un portfolio. Des bagues, bracelets, pendentifs et même un couteau de poche font partie de ses réalisations artistiques.

Il apprécie tous les métaux, mais avoue que les plus dispendieux sont, malheureusement, ceux qui se travaillent le mieux. Par exemple, le platine se travaille très bien, mais est difficilement achetable.

Joaillier est un des plus vieux métiers du monde. David explique que les premiers métaux à être travaillés étaient les métaux précieux à l'état brut. Malgré le temps qui a passé, ce métier demeure encore bien mystérieux pour plusieurs. Même que David doit souvent expliquer en quoi il consiste.

Pour la création de ses bijoux, le joaillier s'inspire de la nature, de ce qui l'entoure et de ses expériences personnelles. Bien entendu, il lui faut un brin d'imagination et de créativité afin de concevoir des pièces originales, mais ce qui lui plaît le plus, c'est la fabrication des pièces en tant que telles, le travail du métal. «Et ce qui compte davantage pour moi, c'est d'utiliser les différentes techniques apprises afin de faire quelque chose de beau», souligne-t-il.

Il dira même qu'il préfère réaliser une pièce détaillée et ouvragée qu'une autre, plus simple, qui porte un message. «Ça me permet de montrer mes compétences et mes qualités techniques», croit-il.

Les joailliers ne sont pas très nombreux de nos jours. À preuve, David est l'un des quatre finissants du programme de cette année et il est le seul homme. Il a aussi accumulé différents prix et bourses à la fin de ses études, dont une bourse d'évolution technique, un prix pour la constance des efforts et une autre bourse pour l'excellence académique.

Si certaines de ses collègues d'école optaient davantage pour la création de pièces d'exposition, David, lui, est plus porté vers la création de bijoux qu'on peut porter sur soi.

Il souhaiterait bien partager son savoir et surtout montrer ses réalisations. En ce sens, il voudrait bien participer au prochain Salon des Arts des Bois-Francs. «Je veux faire connaître ce métier», note-t-il. En effet, la majorité des gens portent ou possèdent des bijoux, mais bien peu s'interrogent à savoir s'ils ont été faits par un artisan ou en série dans une usine…

David s'est donné une mission éducative et voudrait bien être en mesure de s'installer et montrer aux gens comment on crée un bijou, de l'idée au produit fini. «C'est un métier fascinant où il n'y a pas de limites dans ce qu'on fait (sauf celles des métaux). On peut intégrer du bois, sertir une dent, de la nacre. Il est aussi possible d'utiliser des métaux rares qu'on ne voit que sur le tableau périodique», dit-il en souriant.

Le jeune homme a choisi de revenir à Victoriaville après ses études. Il apprécie sa ville et c'est ici qu'il souhaite partager ses talents et apprentissages en joaillerie. On peut le joindre par courriel à davidgrimard@hotmail.com.

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