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Programmation à saveur québécoise pour le retour du FIMAV

Michel Levasseur avec l'affiche de la 26e édition du FIMAV

Michel Levasseur avec l'affiche de la 26e édition du FIMAV

Manon Toupin
Publié le 17 Février 2010
Publié le 18 Juin 2010
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Le directeur général et artistique du Festival international de musique actuelle de Victoriaville, Michel Levasseur, a dévoilé quelques pans de la programmation de la 26e édition, qui aura lieu du 20 au 23 mai, après avoir fait relâche en 2009

Sujets :
Québec , Palerme , États-Unis

D'ailleurs, la prévente des passeports a débuté et tous les concerts sont déjà connus. «Nous avons voulu annoncer tous les concerts afin de ramener les gens au festival. Mais des surprises sont encore à venir puisqu'il y aura des éléments autres que les concerts», a indiqué Michel Levasseur.

Ce dernier a réitéré que l'année de relâche de l'événement avait été très bénéfique, autant pour ce qui est du financement, de la restructuration que de l'ajout d'éléments à la programmation. Il a également insisté pour dire que le festival allait revenir chaque année dorénavant.

Programmation canadienne

On remarque, à voir les noms qui seront en vedette lors de la 26e édition, que plusieurs artistes sont Canadiens et Québécois. Une programmation risquée, dira même le directeur artistique. «Il y a un contenu québécois important, ce qui va surprendre beaucoup de gens».

Il a voulu, pour le retour du FIMAV, laisser la place aux jeunes. Cela met au défi le public de risquer et de venir découvrir d'autres artistes. «Nous sommes dans une relancée, un renouveau. Et avec le 25e, nous avions invité tous les grands noms de la musique actuelle», souligne M. Levasseur.

Donc, parmi les spectacles qu'il ne faudra pas manquer, on retrouve le projet Nabaz'Mob. D'ailleurs, le FIMAV a utilisé l'image des petits lapins de ce spectacle dans sa publicité et sur son affiche, une première aussi. Une prestation en sons et en lumières avec une centaine de lapins électroniques sur scène, qui s'annonce très intéressante et qui sera proposée en soirée d'ouverture.

C'est aussi ce projet inusité que les organisateurs ont choisi d'offrir à des élèves de la région. En effet, une présentation est prévue pour le mercredi et vise la clientèle scolaire. «En fait, ce sera pour les 7 à 77 ans», annonce en souriant Michel Levasseur. Une représentation est assurée, mais il souhaiterait en ajouter deux ou trois.

Le FIMAV avait déjà présenté des actions au niveau local et pour les jeunes, mais, les cinq dernières années, faute de temps et d'argent, cet aspect avait été mis de côté.

La programmation présente aussi Bill Dixon et «Tapestries for small orchestra», qui promet, tout comme Charlemagne Palestine.

Du côté du Québec, notons Sam Shalabi, Aun & Michel Langevin, Alexis Bellavance, Nicolas Bernier et Érick D'Orion, les Filles électriques, les Momies de Palerme, Éric Normand ainsi que René Lussier. «Il y a beaucoup d'éléments suscitant l'intérêt si les gens sont prêts à découvrir des noms moins connus», assure Michel Levasseur. Et tous ces musiciens du Québec, qui sont très respectueux du FIMAV et conscients de la visibilité internationale qu'il procure, viennent y présenter des nouveaux et uniques projets. Avec cette programmation, risquée, le directeur artistique est conscient qu'il est exigeant du public, mais il lui fait confiance et souhaite qu'il réponde à l'appel.

Quatre jours au lieu de cinq

Les habitués auront aussi remarqué que le festival se tient cette année sur quatre jours plutôt que cinq comme c'était l'habitude. Le lundi a été coupé de la programmation. «Ça fait quelques années que nous évaluons la possibilité de couper une journée. Cette année, c'était le temps de le faire», estime le directeur. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour justifier cette décision. Par exemple, cela permettra de concentrer les activités et le retrait d'une journée fait seulement perdre trois concerts.

Il y a aussi le fait que le festival se tient habituellement le lundi de la journée nationale des patriotes, un congé férié au Québec qui précède d'une semaine, un congé férié des États-Unis. Pour cette raison, il avait même été envisagé de déplacer le festival, mais la marge de manœuvre était trop mince avec tous les autres festivals qui ont lieu dans la région. «Plutôt que de le déplacer, nous l'avons rationalisé sur quatre jours», complète Michel Levasseur.

Il va sans dire que le directeur fonde beaucoup d'espoir sur cette 26e édition du Festival international de musique actuelle de Victoriaville. Après une pause d'une année, le festival devrait bénéficier d'une nouvelle lancée. De plus, d'autres annonces, concernant la programmation hors concerts, devraient avoir lieu en avril.

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