Seul dans l’habitacle de ma voiture, j’étais fier et heureux de me diriger vers mon premier salon du livre en carrière pour mon Dictionnaire syllabique des rimes.
Mais voilà que j’ai pris la décision de joindre l’utile à l’agréable en analysant en détails chaque texte de chansons qui tournaient sur les ondes. Et puis, c’est la chanson (Même les anges) d’Audrey De Montigny qui a attiré toute mon attention. Voici cette phrase;
J’ai encore trop à apprendre.
Si vous lisez ce petit bout de phrase, vous conviendrez que le hiatus est théoriquement problématique. Et comme tout est dans la manière de voir les choses!
Au lieu de lier les deux voyelles, elle a plutôt soudé solidement la consone muette (P) du mot (Trop) avec la lettre (A), ce qui donne comme résultat;
J’ai encore trop à apprendre
Même s’il existe plusieurs contraintes en écriture de chanson, la solution n’est jamais très loin. Il nous suffit d’être à l’affût.
Les connaissances autodidactes demandent beaucoup d’observations auditives, visuelles et de temps! L’accessibilité universelle de cette forme d’apprentissage transforme «L’école de la vie» en un véritable paradis musical. De plus, chaque trouvaille devient littéralement un cadeau du ciel bien mérité. Bonne écriture!
Éric Leblond
L’observation auditive
Bonjour paroliers et parolières! Cette semaine, je vais vous parler de ces doubles voyelles que l’on appelle les hiatus. Cette succession de voyelles devient, en principe, des obstacles vocaux lors d’une interprétation. Je dis en principe, car j’ai réalisé une fascinante découverte dans la façon de contourner cette problématique en écoutant la radio.
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