Le yaourt est un terme de la France qui veut dire; chanter sur un air des paroles qui n’ont ni queue ni tête ou bien des onomatopées. C’est un travail d’expression orale.
Le but est de construire la rythmique de vos strophes (le nombre de syllabes). Vous déterminez ainsi les endroits précis où il y a des césures et des accents toniques. Ensuite, de fil en aiguille, on place des phrases logiques en prenant en considération ce cadre préétabli.
Pour ma part, il me serait assez gênant de travailler avec le yaourt en présence de d’autres personnes. Mais j’adore cette méthode, car elle me favorise une sorte de transe inspiratoire.
Chaque parolier développe sa méthode de travail avec le temps. Les adaptateurs musicaux eux, travaillent encore avec le yaourt. C’est une technique efficace pour traduire de grands succès étrangers. Parce qu’il faut que les versions françaises rappellent suffisamment l’original dans le son.
Cette découverte m’a fait naître un sentiment d’appartenance avec ces professionnels. Qu’on se sente normal ou sur la bonne voie d’avoir des méthodes de travail identiques à ces derniers, il y a une morale à cette histoire. L’amour de l’écriture lyrique nous force à trouver LE moyen de provoquer l’inspiration. Pourquoi? Écrire une meilleure chanson que la précédente.
Oups! Le yaourt a soudainement pris possession de mon corps. La, la, la, la, la, la, Je vous laisse, qui sait, c’est peut-être un futur succès. Et vous, pratiquez-vous le yaourt?
Le Yaourt
La première fois que j’ai pratiqué le yaourt, c’était par accident. Je devrais plutôt vous dire par instinct. Ce n’est que plusieurs années plus tard que j’ai découvert ce terme. Dans un livre spécialisé sur le sujet.
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