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L’art postal dépouillé

Andrée-Anne Laberge croit que l’art postal connaît un regain de popularité.

Andrée-Anne Laberge croit que l’art postal connaît un regain de popularité.

Publié le 29 Septembre 2012
Publié le 29 Septembre 2012
Steven Lafortune  RSS Feed

Lors des Journées de la culture, les curieux avaient la chance de pouvoir en savoir un peu plus sur l’art postal, au Mont Gleason, en compagnie d’Andrée-Anne Laberge.

Sujets :
Université de Concordia

La curiosité de cette bachelière en arts à l’Université de Concordia a été piquée par l’histoire de Frank Warren, qu’elle raconte lors de sa conférence sur les fondements de l’art postal. «Cet américain avait vécu une dépression et pour s’en remettre, il avait décidé, en 2004, d’envoyer plus de 2 000 cartes postales à des gens qu’ils ne connaissaient pas et à qui il demandait de révéler un secret dans l’anonymat. En un an, il avait reçu 20 000 secrets.»

Il y a d’ailleurs beaucoup de raisons qui ont poussé Andrée-Anne à en savoir davantage sur cet art, qui remonte aussi loin qu’en 1840, avec l’arrivée du timbre-poste et dont l’appellation actuelle provient de Ray Johnson, en 1962. «Elle permet à n’importe qui, pas seulement à des artistes, de participer. C’est également un moyen de communication qui sort des galeries conventionnelles. L’idée de l’anonymat et le langage artistique sont aussi d’autres facteurs qui m’ont intéressée», a-t-elle expliqué.

En perte de vitesse?

L’art postal était très populaire au début du 20e siècle. C’était notamment le moyen de prédilection des soldats lors des deux Guerres mondiales. Mais l’arrivée d’Internet permet de croire que le mouvement est en train de s’essouffler.

Toutefois, ce n’est pas l’avis d’Andrée-Anne, qui considère qu’il est en croissance. «Je comprends le concept derrière l’Internet, mais je crois qu’il reste en vie. L’engouement est encore présent, puisque c’est un objet qui voyage autrement. Je pense même que c’est de plus en plus populaire», a-t-elle confié.

Néanmoins, elle a légèrement raison, car Armanac, l’organisme à but non lucratif voué à la production et à la diffusion d'initiatives culturelles et artistiques à Warwick, qui était derrière le projet, a annoncé qu’il y aurait une deuxième édition l’an prochain.

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