La Clairière art et nature s'ouvre de plus en plus

Manon
Manon Toupin
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En plus de la randonnée à la découverte de l'art en forêt, qui aura lieu le 18 août de 13 h à 18 h, les gens pourront visiter la Clairière de Chesterville les samedis et dimanches entre le 18 août et le 15 septembre.

La Clairière a accueilli entre 400 et 500 visiteurs l'an dernier.

Il s'agit d'une des nouveautés de la Clairière qui se tient cette année sous le thème : nomade-enraciné.

Depuis les débuts, la Clairière a connu une croissance continuelle, mais légère avec entre 400 et 500 visiteurs l'année dernière. Organisatrice de l'activité, qui se tient chez elle, l'artiste Dominique Laquerre explique que c'est très appréciable si on considère l'ampleur de la forêt.

C'est la septième année que la Clairière s'ouvre aux visiteurs. Pour plusieurs, la randonnée de 2 km dans ce boisé pour se rendre à la Clairière est devenue un rendez-vous annuel à ne pas manquer afin de découvrir l'art dans la nature. C'est aussi l'occasion de découvrir des artistes contemporains.

Pour la seconde fois, un artiste viendra, après sa résidence en milieu urbain au Grave de Victoriaville, s'imprégner du côté rural à Chesterville. José Luis Torres est l'artiste qui fera les deux résidences cette année. Le thème est particulièrement adapté à cet artiste, dont la vie se joue entre le nomadisme et l'enracinement.

Torres a quitté l'Argentine pour le Québec en 2003. Depuis, il sillonne les régions du Québec et du Canada au fil des résidences de création. Malgré cela, Montmagny, plutôt qu'une métropole, lui a donné un terrain fertile où planter ses racines.

La créativité déclenchée par la nécessité de survivre des premiers habitants de Chesterville, les Abénaquis, puis les squatters qui s'installaient de façon non permanente en ces lieux, a laissé peu de traces dans le paysage.

Ses installations évoqueront l'architecture anonyme, précaire et marginale. Elles seront réalisées à partir de résidus de construction et de matériaux recyclés. L'artiste rappellera que l'architecture est un dispositif relationnel et un médium d'expérimentations.

«Les deux résidences vont lui permettre de travailler différemment. C'est très intéressant pour l'artiste. Et le thème choisi apporte de belles pistes de réflexion avec la tendance forte du nomadisme chez les artistes contemporains», souligne Dominique.

La Clairière présentera également, le 18 août, un concert de l'Anarchette intitulé «L'appât du crin». Formé de Marie-Lys Trudel, qui s'amuse à modeler les sons et les rythmes avec sa voix et son violon, et de François Landry, qui se dévoue à l'ascèse du musicien polyglotte, Anarchette proposera pour l'occasion l'aboutissement d'une expérience gaspésienne. Se joindront à eux pour ce concert, Jean-Étienne Joubert à la batterie et Danys Levasseur à la basse. Un concert original et métissé avec un swing irrésistible et un bon goût d'air salin.

Sur le site, les visiteurs pourront également apprécier l'art in situ de Jacques Desruisseaux. Son travail, intitulé «Cohabitat», est basé sur la signalétique. Il propose habituellement son travail en milieu urbain avec des panneaux de signalisation factices. Il s'agira pour lui d'un bon défi que d'intervenir dans le sentier avec de petites sculptures qui s'articuleront à travers le milieu naturel, mais aussi à travers la construction symbolique et imaginaire de son espace.

André Pappathomas sera également de la partie avec «La vie mode d'emploi». Plusieurs se souviendront de son passage au FIMAV en 2010 où il avait présenté une installation sonore pour laquelle il avait enregistré une soixantaine de voix de choristes de la région. Le chef de chœur présentera une installation sonore en huit canaux joués de façon aléatoire qui est issue de cette œuvre de 2010. La fresque vocale urbaine sera donc transplantée dans le silence et la majesté de la forêt. Il offrira aussi une performance «live» le 18 août. Pour ce faire, il souhaite rencontrer des gens avec qui il travaillera des partitions. L'œuvre sera présentée une seule fois.

Les randonneurs pourront de plus apprécier la Roulotte à Bobby, ce casse-croûte «sculptural» qui sera sur place. Les gens n'auront qu'à choisir les ingrédients et le chef Henri Morissette et sa comparse concocteront, avec bonne humeur et fantaisie, une sculpture à apporter.

La Clairière est véritablement une expérience à vivre. Située dans la forêt de Chesterville, elle propose aux visiteurs des œuvres tout au long du sentier et une clairière où l'art est parfaitement intégré à l'environnement.

Tous sont invités à découvrir ou redécouvrir ces lieux le 18 août entre 13 h et 18 h. Et en visite libre les samedis et dimanches entre le 18 août et le 15 septembre (date prévue pour la Journée familiale intergénérationnelle).

Lieux géographiques: Forêt de Chesterville, Québec, Argentine Canada Montmagny Bobby

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