Le célèbre père d’Amos Daragon s’est entretenu avec les élèves pendant près d’une heure, tout en répondant à leurs questions et en participant à une séance de signatures.
Avec plus de 1,3 million d’exemplaires vendus au Québec de sa série Amos Daragon qui a aussi été traduite en 18 langues, ce géant de la littérature jeunesse a littéralement su captiver son jeune auditoire racontant comment il s’inspire de sa passion pour la mythologie (les dieux, les créatures fantastiques, les contes et légendes, et, les grands héros) et de ses voyages pour puiser ses idées.
L’auteur de Shawinigan s’implique depuis trois ans comme porte-parole de la culture à l’école. Lui-même, un ancien professeur, il considère important de dire aux enseignants qu’ils font un travail extraordinaire. «J’ai fait moi aussi des projets avec mes élèves comme le font aujourd’hui les professeurs de votre école. Ils ne le savent peut-être pas, mais parfois ils sont en train de changer des vies. On ne connaît tout l’impact qu’ils peuvent exercer sur un enfant, sur son avenir. Moi-même, ça m’est arrivé grâce aux professeurs que j’ai rencontrés».
M. Perro souhaite que les élèves retiennent de son passage à l’école que les auteurs et les livres, c’est avant tout quelque chose de plaisant à découvrir. «Souvent, on a une image négative de la littérature parce qu’il faut faire un effort pour rentrer dedans contrairement au jeu vidéo ou à la télévision où on n’a pas besoin de faire d’effort. Mais quand on fait un effort pour rentrer dans un livre, on en ressort beaucoup plus enrichi».
Âgé de 42 ans, M. Perro vient de fonder une maison d’édition avec sa fille et vient de terminer le deuxième tome du volume Le Sanctuaire des Braves (la suite d’Amos Daragon) qui sortira en librairie le 19 mars et commencera à écrire le dernier de la trilogie pour une sortie à l’automne.
L’école Bon-Pasteur de Lyster est seulement l’une des trois écoles du Québec à accueillir le porte-parole du Mois de la culture à l’école. Elle a notamment été retenue pour son projet «Vers nos jeunes!» qui implique la communauté et les commerçants locaux dans la collecte de fonds pour permettre la tenue d’activités culturelles à l’école.
«Quand on fait un effort pour rentrer dans un livre, on en ressort beaucoup plus enrichi» - - Bryan Perro
À sa deuxième année d’implantation, le projet a recueilli jusqu’à 4 000 $ et a permis des rencontres littéraires à l’école et la tenue de concerts entre autres et permettra aux élèves de visiter le Salon du livre de Trois-Rivières le 29 mars prochain. Ces derniers participeront également à un projet de sculpture murale au printemps.
On a également appris durant la rencontre, grâce aux élèves, que l’auteur possède deux chiens (caniche royal) qu’il prénomme Portos et Jane, que son premier livre «Marmotte» s’était vendu à 133 copies en librairie et que ses auteurs préférés sont l’auteur américain Herman Melville (Moby-Dick) et le belge Henri Vernes (Bob Morane) et qu’il a apprécie aussi le travail de Louis Caron au niveau de la littérature québécoise.
