L’alcool au féminin

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L’alcool modifie la façon de penser et d’agir. De plus, l’alcool modifie l’humeur et soulage parfois des douleurs comme le font certaines drogues.

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Bref, l’alcool possède les mêmes propriétés agissantes que les drogues, donc elle est une drogue.

Alcool et effets physiques chez la femme

Le corps de la femme contient moins d’eau que celui de l’homme, l’alcool est donc moins dilué et cela fait en sorte que les femmes ressentent davantage les effets de l’alcool que les hommes.

De plus, l’alcool cause chez la femme plus de dommages physiques, et ce, plus rapidement que chez l’homme.

La consommation conjointe de la cigarette et de l’alcool augmente les possibilités de développer des maladies, comme le cancer et des lésions au foie, au cœur, à l’estomac et au cerveau.

Alcool et grossesse

Lorsque la femme enceinte prend un verre d’alcool, celle-ci circule dans le sang de la mère, mais aussi dans celui de son bébé (fœtus). L’alcool est une substance toxique et elle passe rapidement de la mère au bébé. Comme le fœtus est en plein développement, il est particulièrement vulnérable à tout produit toxique.

Jusqu’à présent, on ne connaît pas le seuil minimal d’une consommation sécuritaire pour le bébé. Donc, éviter de consommer de l’alcool demeure le choix le plus sûr.

La consommation excessive d’alcool a une incidence certaine sur le fœtus. En effet, une consommation importante d’alcool expose le fœtus à de graves conséquences.

Les enfants nés d’une mère alcoolique risquent d’être atteints du syndrome d’alcoolisme fœtale (SAF), cela peut signifier un ensemble de problèmes tel que le retard de croissance, le déficit intellectuel, les malformations cardiaques et diverses anomalies faciales et squelettiques.

En ce qui concerne l’allaitement, la même quantité d’alcool que consommera la mère sera absorbé par le bébé. La présence d’alcool dans le lait maternel peut nuire au développement psychomoteur de l’enfant; sa façon de réagir face au monde qui l’entoure. Aussi, l’enfant risque de dormir plus souvent, mais moins longtemps.

Les sentiments sont influencés par l’alcool

L’alcool influence, en petite et en grande quantité, les sentiments. En effet, une petite consommation d’alcool nous rendra plus détendue, plus heureuse et plus confiante, mais en grande quantité les effets sont contraires, c’est-à-dire qu’elle pourra nous rendre triste, contrariée ou même en colère.

L’alcool donne l’impression d’engourdir la douleur, mais ce n’est qu’une impression, car elle ne fait que voiler les problèmes qui sont à la source de la consommation d’alcool.

Stress et alcool

La vie des femmes d’aujourd’hui est bien différente de celle de nos mères et de nos grand-mères. En effet, de nos jours, le niveau de stress des femmes est très élevé puisqu’elles doivent satisfaire plusieurs exigences professionnelles, familiales, sociales et personnelles.

Le stress peut aussi découler d’une insatisfaction quelconque, comme le désir d’avoir des enfants et ne pas pouvoir concevoir ou encore le désir d’être en couple et qu’aucune relation ne fonctionne. Pour faire face au stress, certaines femmes se tournent alors vers la consommation d’alcool ou de drogues.

Il existe aussi des facteurs environnementaux qui augmentent la tendance à consommer de l’alcool, entre autres :

Vivre ou avoir vécu de la violence physique, sexuelle ou émotionnelle;

Avoir dans notre entourage, un parent ou un ami, qui consomme;

Avoir un problème de santé physique ou mental;

Si vous avez subi une perte importante (mort, rupture, retraite…);

Si vous vivez de la discrimination face à votre orientation sexuelle.

Prendre de l’alcool ou de la drogue pour palier aux difficultés ne règlera rien, au contraire cela risque d’aggraver la situation. Effectivement, consommer de façon abusive risque de créer des problèmes financiers, relationnels, physiques ou mentaux.

Lignes directrices pour une consommation sécuritaire

Informez-vous de la teneur en alcool d’une consommation, par exemple une bouteille de bière équivaut à un verre de vin de cinq onces;

Ne buvez pas tous les jours, prenez une journée sans alcool et surtout n’oubliez pas que l’alcool agit plus intensément chez la femme;

Les jours où vous buvez, ne prenez pas plus d’une ou deux consommations.

Vous trouvez que vous buvez plus que ce qui est recommandé? Peut-être buvez-vous par excès, c’est-à-dire beaucoup par occasion, mais peu entre les excès?

Dans les deux cas, la consommation peut causer des problèmes à vous-même et aux autres. Peut-être êtes-vous incapable de fonctionner normalement sans alcool? Vous en êtes sûrement dépendante.

Si votre consommation d’alcool vous inquiète et qu’elle cause des problèmes dans votre vie, n’hésitez pas à demander de l’aide. Vous n’êtes pas seule, vous valez la peine et vous méritez qu’on vous aide.

Références

Brochure : La grossesse et l’alcool en question, Éducalcool 2008.

Dépliant : Les femmes et l’alcool, de la Fondation de la recherche sur la toxicomanie et AWARE, paru en 1996.

Linda Leboeuf, intervenante en prévention des dépendances à l’Unité Domrémy de Plessisville inc.

Organisations: Fondation

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  • Raphaëlle Petitjean
    19 juin 2010 - 11:02

    Concernant l'alcool pendant l'allaitement, c'est vrai que la quantité présente dans le lait est la même que celle dans le sang de la mère. Alors que pendant la grossesse nous retrouvons la même quantité d'alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère, la situation lors de l'allaitement est fort différente. Le lait maternel ne passe pas directement dans le sang du bébé, mais il est métabolisé par son système digestif, donc seule une toute petite quantité passe dans son sang. Dans le cas d'une consommation modérée, une bière ou un verre de vin la fin de semaine par exemple, les dangers reliés à la présence d'alcool dans le sang sont bien inférieurs à ceux associés aux préparations lactées pour nourrissons. Le danger, réside surtout dans la prise régulière d'alcool (par exemple quotidienne), ou si la mère n'est plus en état de s'occuper de son enfant. De plus, en cas de prise d'alcool, même minime, la mère de doit pas dormir avec son bébé. En résumé, il faut mieux une prise d'alcool occasionnelle qu'un sevrage précoce de l'enfant, à cause d'un sentiment d'enfermement de la mère allaitante. Pour plus d'information sur l'allaitement : www.nourri-source.org