S'il est vrai que les entrées payantes ont chuté de façon substantielle comparativement à 2008 (de 6 000 à 3 500), il a insisté pour dire que cette baisse n'est pas dramatique.
Les organisateurs s'attendaient d'ailleurs à ce que les visiteurs soient moins nombreux. D'une part, le Festival était de retour après une année d'absence et, en 2008, il faut préciser qu'il célébrait son 25e anniversaire. Puis, on comptait une journée de moins de spectacles en salle. Il y en avait désormais quatre.
«Selon nos prévisions, on s'attendait à enregistrer entre 4 000 et 4 500 entrées payantes. C'est un peu moins qu'anticipé, mais ce n'est rien de catastrophique. Nous n'essuyons qu'un léger déficit (25 000 $ sur un budget frôlant les 650 000 $ rapporte le journal La Presse). Nous ne connaissons pas l'avenir, mais il n'y a pas lieu de croire que le Festival est en péril», a fait valoir Michel Levasseur.
Pour ce 26e FIMAV, les dirigeants avaient mis en place une nouvelle formule. Plusieurs activités ont été expérimentées et le directeur général a assuré que ça a été apprécié.
Un volet cinéma a vu le jour, où les amateurs ont notamment pu échanger avec le Victoriavillois Karl Lemieux, et les installations sonores, présentées à la Place Sainte-Victoire et au Théâtre Parminou, ont connu un vif succès.
Les organisateurs estiment que quelque 10 000 curieux ont visité ces sites. «Nous pourrions avancer que le Festival a attiré 13 500 visiteurs, un sommet, a lancé Michel Levasseur. L'an prochain, nous peaufinerons nos changements structurels. Ça a été constructif. Ça a permis aux visiteurs locaux et étrangers de se rencontrer. Ça a également donné lieu à de beaux échanges entre les artistes. Les gens de l'extérieur ont pu découvrir de nouveaux endroits à Victoriaville. Les événements extérieurs gratuits s'avèrent une belle réussite.»
Il a ajouté que les deux scènes, installées au Colisée Desjardins, ont permis de concentrer certaines activités. Quatorze des vingt concerts y ont été présentés.
«Nous redémarrons la machine. Nous construisons pour l'avenir. Ce n'est pas évident d'aménager de nouveaux lieux, mais la réponse du public s'avère prometteuse», a laissé entendre le directeur général du FIMAV en guise de conclusion. (G.C.)