Passionné d'histoire, M. Desrochers n'a pas hésité à faire toutes les recherches nécessaires qui l'ont mené à la rédaction de ce livre de 440 pages qu'on peut se procurer à la Librairie St-Jean de Victoriaville ainsi qu'à la Société d'histoire de Victoriaville.
Initialement, plusieurs chapitres de l'ouvrage ont été publiés sous forme d'articles dans la revue Le Manousien. C'est à la suite de ces articles que M. Desrochers a eu l'idée de les réunir afin d'en produire un livre.
Étant un raconteur d'histoire dans l'âme, Médéric Desrochers a voulu écrire celle de la région, avec tous les hauts et les bas qu'on y vivait à l'époque. Il souhaitait également écrire sur l'arrivée dans la région de son grand-père Charles Houde dit Desrochers, le premier colon francophone à s'établir à Saint-Paul de Chester. «Le livre est une synthèse de l'histoire de la colonisation et s'étend de 1825 à 1890», a-t-il expliqué.
M. Desrochers, ingénieur en barrages à la retraite, sera à la Librairie St-Jean, le 21 novembre de 14 à 16 h, pour une séance de signatures. Il sera alors heureux de rencontrer les gens et échanger avec eux sur la glorieuse époque de la colonisation.
S'il habite aujourd'hui une petite ville tout près de Valleyfield, il demeure fidèle à la région. D'ailleurs, c'est à Victoriaville qu'il a fait imprimer son livre. Et pour la couverture, il a choisi de reproduire une toile de Suzor-Coté peinte en 1903 qui s'intitule «Retour des champs» et qui représente très justement la vie difficile de l'époque qu'il a voulu dépeindre.
«Le mouvement de colonisation lancé par Charles Héon dans un climat de scepticisme a été un franc succès. En mars 1825, la colonie se limite à six personnes : Charles Héon, son épouse, leurs deux enfants, Georges, le frère de Charles et l'engagé, Charlot Castin. Les colonies implantées sur le territoire des Bois-Francs comptent plus de 3 000 personnes en 1840, 8 000 en 1850 et 23 000 en 1860. Toute une réussite. Et ce, malgré la saignée causée par l'émigration vers la Nouvelle-Angleterre»




