Faite d’un assemblage de papiers de tous genres, découpés et peints à l’acrylique, cette immense fresque témoigne d’une série de gestes et de décisions qui contredisent l’idée que l’image est un objet figé dans l’espace. Des fragments du New York Review of Books, du Monde diplomatique et de revues d’art côtoient le papier journal et le papier noble comme le papier japonais, mettant sur le même plan des univers étrangers les uns aux autres.
Chaque morceau de papier est plié en deux, découpé au gré de l’inspiration et du vagabondage des idées, replié et peint pour être par la suite déplié lorsque la peinture est sèche. Les papiers sont ensuite placés les uns à côté des autres pour former une image; il en résulte une composition modulée de pleins et de vides, crée par les surfaces peintes ou non peintes et par les textures des différents papiers utilisés.
Les signes graphiques des revues et journaux et les motifs abstraits du découpage des papiers se retrouvent ainsi dans un même espace et démontrent que si l’abstraction possède ses propres codes, elle peut également dialoguer avec d’autres systèmes de signes, chacun se montrant à la fois dans sa singularité et dans son appartenance à un ensemble structuré.
Détentrice d’une maîtrise en histoire de l’art de l’université de Montréal et d’un baccalauréat en arts visuels de l’université Concordia, Geneviève Rocher a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives et participé à des interventions à Montréal et en France. Elle est boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.
Vernissage le 26 septembre à 17 h
Famille recomposée
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