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Audionaute… pour un voyage dans l’univers sonore

Yan Chabot, à gauche, Guyllaume Cyr à la batterie, Rémi Bergeron (en jaune), Louis-Philippe Ferron, à droite. Richard Garand n'apparaît pas sur la photo.

Yan Chabot, à gauche, Guyllaume Cyr à la batterie, Rémi Bergeron (en jaune), Louis-Philippe Ferron, à droite. Richard Garand n'apparaît pas sur la photo.

Hélène Ruel
Publié le 19 Août 2008
Publié le 18 Juin 2010
Hélène Ruel  RSS Feed

Quatre profs et un technicien audiovisuel, tous travaillant dans des écoles de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF), se sont lancés, presque malgré eux, dans une aventure musicale dont ils ne connaissent pas la destination. Audionaute, dépeint tout autant le groupe qu’il peut pourrait désigner son public.

Sujets :
Colisée Desjardins de Victoriaville , Polyvalente Le Boisé , Polyvalente La Samare , Victoriaville , Mardis , Guatemala

La formation contribuera à lancer, jeudi, le Festival jeunesse, en se produisant sur la scène du Colisée Desjardins de Victoriaville, présentant cinq des titres de cet album qu’il espère lancer à la fin de l’année.

Les «audionautes» que deviendront alors les spectateurs, peuvent s’attendre à de la musique «planante», comme dit Rémi Bergeron, l’un des membres du groupe, interprète, mais aussi auteur-compositeur.

Audionaute rime davantage avec «astronaute» qu’avec «internaute», explique M. Bergeron. «On propose un voyage dans le son», précise-t-il.

Difficile de trouver un nom pour un band, admet ce professeur de mathématiques, maintenant à la Polyvalente Le Boisé. «On voulait éviter que le nom du groupe fasse de l’un d’entre nous une tête d’affiche», explique-t-il.

Avec des accents de rock progressif, «accessible», les chansons d’Audionaute, toutes en français - «On aime notre langue!» – abordent des thèmes tout aussi variés que les sonorités. «Nos chansons parlent de rêve… et un peu de politique.»

La création du groupe remonte à cette époque, pas très lointaine, où, à la Polyvalente La Samare, Rémi Bergeron, le prof d’anglais Guillaume Cyr (batterie), le prof de musique Richard Garand (trompette et percussions) et le prof d’histoire et de géographie Louis-Philippe Ferron (guitare et piano) décident de sortir leurs instruments de musique, le temps d’un spectacle pour financer le voyage d’élèves au Guatemala.

Les quatre enseignants donnent, d’abord, dans l’interprétation, puisant à même un répertoire populaire assez large.

C’est la rencontre avec Yan Chabot, technicien en audiovisuel, mais aussi chanteur et bassiste, lauréat du Victoriaville en chansons de 2006, qui insuffle aux quatre profs le goût de créer leurs propres pièces, fournissant d’abord ses compositions.

Aujourd’hui, c’est presque à six mains que Yan, Rémi et Louis-Philippe composent les chansons d’Audionaute. «Avant, on pouvait reconnaître le style de l’un ou de l’autre. L’écriture en collectif nous permet d’uniformiser, de personnaliser notre band», mentionne Rémi Bergeron.

On peut encore compter sur les doigts d’une main le nombre de prestations du groupe. Il s’est produit une première fois au Marathon de l’Espoir de Plessisville en 2007, puis, à la fin de l’hiver dernier, aux Mardis de la relève à Trois-Rivières où il s’est rendu en demi-finale, s’inclinant devant le rockabilly des Mallèchés. Le groupe s’est également manifesté récemment aux Mardis de la culture de Warwick. Après avoir participé au lancement du Festival jeunesse de Victoriaville, Audionaute marquera, à sa façon, la rentrée des collégiens au cégep de Victoriaville mardi prochain.

Neuf des pièces d'Audionaute ont déjà fait l’objet d’un enregistrement. Il n’en manquerait que quelques-unes pour, éventuellement, graver un CD. «Si l’on trouve le financement nécessaire, cela pourrait se faire en décembre prochain», dit Rémi Bergeron.

Ce «voyage dans le son» évolue au rythme des invitations. «Oui, c’est un peu un passe-temps pour nous, mais on a un immense plaisir à faire des spectacles.» Les membres d’Audionaute veulent, malgré leur musique «planante», garder les pieds sur terre quand il s’agit d’envisager leur avenir. La rentrée scolaire les occupera, eux aussi!

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