Selon la responsable du concours, Marielle Gignac, qui a également participé à l’activité, peindre en plein air est une expérience unique en son genre.
«En plein-air, on se sent dans un élément incroyable, la nature. C’est un sentiment merveilleux qui est difficile à expliquer», soutient-elle.
Même si plusieurs en sont à leurs premières œuvres, Mme Gignac assure que ce n’est pas une raison d’être intimidés par les autres ou gênés par la réaction du public.
«On a du plaisir à faire nos œuvres et de les montrer aux gens. Chaque tableau est unique, car la beauté est dans l’œil de celui qui regarde», assure-t-elle.
Même si chacun peint la même chose, aucune peinture ne sera pareille au bout du compte, explique la responsable.
«Peindre, c’est comme faire une sauce à spaghetti. Tout le monde a la même recette, mais elle ne goûte jamais pareille. C’est cela qui est incroyable»,
De plus, les artistes ont pu recevoir gratuitement des conseils d’un professionnel, Gia Phong Hua, qui a également transposé la gare sur une toile.
«Depuis que j’ai commencé à donner des cours en 1990, j’ai eu 275 élèves à travers le Québec dont quelques-uns à Lyster. Plusieurs artistes qui participent au Symposium m’ont actuellement ou m’ont déjà eu comme professeur. Peindre à l’extérieur, c’est vraiment différent, car il faut jouer avec les couleurs et l’ombrage», explique le Princevillois.
Non seulement le public a pu admirer les peintres à l'œuvre, mais également, d’autres artisans s’étaient déplacés pour l’occasion. C’est le cas de Daniel Martineau, qui n’utilise pas des pinceaux, mais bien de l’argile à travers son art. Céramiste de passion, il a sculpté en direct une œuvre qu’il appelle une muse. «Une muse, c’est l’inspiration d’un artiste. Je suis un sculpteur surréaliste, car je fais des choses pas ordinaires. Par contre, mon art est à la fois naïf, car mes thèmes sont faciles à comprendre», soutient-il. Cependant, il assure que lorsqu’il travaille en plein air, il ne le fait que pour le plaisir. «La chaleur et le vent sont les deux conditions qui rendent l’argile sèche. Il y a une chance sur deux que la pièce n’arrive même pas au four», explique le Lysterois. Contrairement à plusieurs céramistes qui préfèrent travailler à l’abri des regards, M. Martineau aime se dévoiler au grand public. «Plusieurs artistes ne veulent pas se faire voler leurs idées ou leurs petits secrets sur des techniques. Pour ma part, je ne suis vraiment pas avare de mes connaissances et je donne même des cours», conclut-il.
