Juste avant la première médiatique, le propriétaire des Grands Chênes expliquait que la pièce présentée, était d'un autre genre. «Si le théâtre veut survivre, il faut aller chercher la clientèle dans la quarantaine, en conservant les autres», souhaite-t-il.
M. Hébert a indiqué que la saison commençait tranquillement. «La pièce reçoit un accueil chaleureux. Nous avons un beau bassin de gens du coin qui réservent leurs billets».Environ 6 000 places ont été vendues jusqu'à maintenant.
La clientèle fidèle revient encore pour cette vingtième saison du théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls et la 23e saison des Productions Jean-Bernard Hébert.
Jean-Bernard Hébert explique bien, dans le programme de la pièce, que lorsqu'il à découvert l'auteur de Pour faire une histoire courte, Frédéric Blanchette, il est tombé sous le charme de son écriture.
Et pour s'agencer avec cette jeune écriture, il a trouvé des comédiens dans la jeune trentaine. C'est ainsi qu'Éveline Gélinas, Guillaume Champoux, Catherine Allard, Sébastien Rajotte et Steve Laplante ont accepté de relever le défi.
Leur jeu est impeccable et ils tiennent les différents rôles, qu'on leur a attribués, avec aplomb.
Ils ont en effet plusieurs rôles à tenir puisque la pièce fait entrer les spectateurs dans différents courts univers. Et pour bien rendre ces univers un décor, constitué de caissons, se transforme ingénieusement en l'espace d'une vingtaine de secondes devenant un bar, une salle à manger ou une station de radio.
Ce n'est pas nécessairement une pièce de théâtre d'été, commes celles dont plusieurs ont été habitués, à laquelle ont vient assister à Kingsey Falls. Cela au grand plaisir de certains mais qui peut en déstabiliser d'autres.
Mais c'est somme toute, une suite de petites histoires sympathiques, avec des finales auxquelles on ne s'attend pas et qui laissent parfois pantois.
On peut donc découvrir l'univers d'un homme parfait dont ont cherche désespérément les défauts, d'un mystérieux bulbe chinois qui sème la zizanie chez un couple naissant, d'un sport national aux règles surprenantes, d'un animateur de radio aux passions étonnantes ou d'un producteur de comédie musicale en mal d'inspiration.
Des univers troubles ou l'identité est le thème central, qui n'ont aucun rapport les uns avec les autres, qui ne manqueront pas de faire sourire les spectateurs qui ne sauront jamais à quoi s'attendre d'une petite pièce à l'autre…
Pour faire une histoire courte est présentée jusqu'au 30 août au théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls.
