Atchoum!!! Allergies saisonnières, jardinage et herbe à poux

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Éternuements, nez bouché, picotements, démangeaisons... Les beaux jours apportent leur lot de désagréments aux personnes allergiques. Dans votre entourage, je suis sûre que vous connaissez quelqu'un d'allergique, si vous ne l'êtes pas vous-même. En effet, c'est très répandu. Environ un Québécois sur six souffre d'allergie! Les principaux symptômes sont la conjonctivite allergique et la rhinite allergique, encore appelée le rhume des foins. Ils peuvent parfois favoriser l'asthme. Ces allergies saisonnières ne sont pas forcément une fatalité, car on peut combattre certaines des plantes qui en sont responsables. Voici d'ailleurs quelques conseils de jardinage simples pour cet été afin de déjouer ces allergies!

Au Québec, les pollens responsables d'allergies sont dans l'air pendant trois périodes distinctes. Au printemps, tout d'abord, le pollen des arbres et des arbustes est très présent. Au début de l'été, le pollen des plantes herbacées, comme le gazon prend place. Puis, à la fin de l'été et au début de l'automne, c'est au tour de l'herbe à poux, aussi appelée ambroisie en botanique. 

Le pollen de l'herbe à poux serait responsable de près de 75 % des allergies saisonnières au Québec. C'est l'une des principales causes de la rhinite allergique. L'herbe à poux se trouve un peu partout dans le sud du Québec. Les plants d'herbe à poux poussent souvent dans un sol qui a été perturbé, ou encore là où la terre est à nu. On les retrouve sur les terrains vacants, aux abords des stationnements, à l'entrée de champs, le long des rangs et des routes, le long des pistes cyclables, dans les sentiers, etc.

Les changements climatiques, la hausse des températures et du taux d'humidité font augmenter la concentration de certains pollens dans l'air que nous respirons. Plusieurs études ont montré que l'augmentation des températures et des concentrations de CO2 ont des effets sur les plantes. Il y a donc plus de pollen dans l'air et il est plus allergène! On a observé, entre autres, des changements concernant la production, la distribution et la dispersion du pollen dans l'air. Par exemple, à Montréal, la durée durant laquelle le pollen de l'herbe à poux est présent dans l'air a augmenté de 33 % entre 1994 et 2002 (passant de 42 à 63 jours par été). De plus, la concentration de pollen dans l'air pendant cette période a presque doublé de 1997 à 2002.  À cause des changements climatiques, la croissance et la propagation de l'herbe à poux se sont modifiées. L'herbe à poux commence également à apparaître (ou réapparaître) dans des zones plus au nord, où elle ne poussait pas ou plus auparavant!

Si vous souffrez d'allergies, évitez de fréquenter les lieux infestés de pollen ou de faire des activités en plein air quand la concentration de pollen dans l'air est élevée (tard en matinée et tôt en soirée, par temps chaud, sec et venteux). Pour en connaître la concentration, vous pouvez consulter le site Web de MétéoMédia pour les résidents de Québec, Montréal et Sherbrooke, et pour d'autres villes canadiennes. Il est aussi préférable de ne pas faire sécher vos vêtements à l'extérieur, de vous changer, et de vous doucher en rentrant à la maison. Laissez, si possible, les fenêtres de la maison ou de la voiture fermées pour empêcher le pollen d'y entrer. Vous pouvez également équiper votre voiture et votre maison de filtres au besoin. Si vous êtes obligé de vous exposer, portez un masque jetable et consultez un médecin si les symptômes persistent, nuisent à votre fonctionnement général ou se compliquent.

La méthode la plus efficace pour lutter contre les effets des allergènes est d'en éliminer la source, c'est-à-dire de couper les plants avant la libération du pollen. Il faut absolument arracher les plants d'herbe à poux à la main ou les tondre avant la fin juillet. Pour éviter de faire ce travail chaque année, il suffit de planter d'autres plantes, comme des vivaces, qui empêcheront l'herbe à poux de se réinstaller.

À vos pelles ou tondeuses, tous les plants d'herbe à poux doivent disparaître avant la fin juillet!

N'hésitez pas à en parler à vos voisins et à votre municipalité. Les municipalités et les grands propriétaires industriels ou terriens sont souvent responsables de l'entretien de grands espaces. S'ils sont sensibilisés, ils peuvent lutter contre l'herbe à poux de façon efficace, réduisant nettement la quantité de pollen produit! Une étude réalisée à Salaberry-de-Valleyfield entre 2007 et 2010 a démontré qu'il est possible de faire diminuer la concentration de pollen dans le milieu résidentiel de 58 %, et d'atténuer de moitié l'intensité des symptômes de rhinite allergique chez une personne sur deux. Réduire efficacement et significativement la quantité de pollen de l'herbe à poux dans l'air et son impact sur la santé de la population québécoise est non seulement possible, mais facile et peu coûteux. Une bonne raison de se lancer dans ce style de jardinage qui améliore la santé!

Une chronique Mon climat ma santé.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux : section consacrée à l'herbe à poux et la vidéo « Ensemble, nous contrôlons l'herbe à poux ». Découvrez aussi les aires de répartition de l'herbe à poux.

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