«Ce fut une très belle journée avec de très belles collaborations autant du côté de la Sûreté du Québec que de la Table régionale des organismes communautaires (TROC)», indique Pierre Hébert, propriétaire d'une ressource intermédiaire à Sainte-Élizabeth-de-Warwick.
Dans ce dossier, d'ailleurs, Pierre Hébert a obtenu, vendredi, une confirmation de la députée d'Arthabaska, Sylvie Roy, pour une rencontre qui aura lieu demain (mardi) à Québec dès 11 h. «Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, semble intéressé par notre dossier et l'a transmis à Mme Roy», précise M. Hébert.
Lors de la manifestation, samedi, à Drummondville, des ressources provenant de différentes régions du Québec ont bravé le froid, selon Pierre Hébert, «pour dénoncer le traitement qu'ils subissent de notre gouvernement».
Les ressources de type familial et intermédiaire, rappelle M. Hébert, n'ont pas été payées depuis plus de 45 jours. «Ce qui est totalement inacceptable!», plaide Pierre Hébert.
Les ressources, ajoute-t-il, sont fières de leur mobilisation, ayant pu parler à Monique Richard, directrice de cabinet de la ministre déléguée. «Elle nous a confirmé que la Direction des Services sociaux avait donné aux Agences une directive claire voulant qu'elles recommandent aux établissements de verser une avance de fonds à toutes les ressources qui en feront la demande. Nous avons pu établir les faits, souligne Pierre Hébert, «recommandent» est un faible mot. Nous sommes irrités du traitement que son ministère fait subir aux ressources en leur demandant de ramper pour obtenir leur dû.»
S'adressant aussi au ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, Pierre Hébert lui a rappelé qu'il avait leur dossier en main, mais qu'il était toujours sans réponse de son ministère.
Le résidant de Sainte-Élizabeth-de-Warwick a aussi fait savoir au ministre que plusieurs ressources sont en panique en raison de leurs obligations financières. «En plus de supporter leurs propres familles, ces ressources doivent également prendre soin d'une clientèle avec des problèmes multiples de santé physique et intellectuelle qui leur est confiée par l'État… Nous espérons une action immédiate tant du ministre de la Santé que du côté de la directrice de cabinet de la ministre déléguée», conclut Pierre Hébert.

