En présence de plusieurs ministres, dont Laurent Lessard, Raymond Bachand et Clément Gignac, notamment, Jean Charest a fait valoir l'importance de «poser les bons gestes qui font la différence dans la vie des gens et pas nécessairement les gestes les plus populaires».
Concernant le financement des universités, tout le monde doit faire sa part, a rappelé le chef du PLQ. «Tout le monde doit mettre l'épaule à la roue. On demande aux étudiants de payer leur juste part, une part équitable», a-t-il soutenu.
Jean Charest a tenu à saluer le courage de la Commission jeunesse qui a recommandé une hausse des droits de scolarité. «Peu d'instances jeunesse auraient posé de tels gestes. Vous avez été visionnaires, déterminés et très courageux. Cela témoigne de votre profond attachement à l'avenir du Québec», a-t-il dit aux jeunes militants.
«Nous ne sommes pas heureux de payer plus, mais c'est la décision à prendre pour s'assurer d'avoir des universités de calibre mondial», a indiqué, dans son discours, le président de la Commission jeunesse, Kevin-Alexandre Lavoie.
«La Commission jeunesse, a-t-il assuré aussi, sera toujours là pour défendre le droit d'étudier pour les étudiants. Avec la rentrée, on espère que les droits des étudiants seront respectés. On reconnaît le droit de manifester et de se faire entendre, mais cela doit se faire en respectant les lois, les institutions et les droits des autres élèves.»
Jean Charest a aussi rappelé l'émeute du 4 mai à Victoriaville. «On a vécu de tristes événements le printemps dernier, un épisode triste qu'on ne veut pas oublier. Mais il faut faire face à ces situations. Oui, notre décision a été contestée, dénoncée, cela est propre à la démocratie, a-t-il fait remarquer. On l'accepte, tous n'ont pas à être d'accord. Il s'agit de l'essence même du débat public. Mais la violence et l'intimidation sont contraires à nos valeurs et à ce que veulent les Québécois.»
Le chef libéral n'a pas manqué de rappeler que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait choisi la rue. «Elle a choisi la contestation, elle a porté le carré rouge. Elle a choisi le court terme et l'opportunisme, a-t-il soutenu. On a entendu sa voix, comme celle des gens qui sont en désaccord et de ceux qui ont choisi la violence. Mais le 4 septembre, ce sera à votre tour de vous prononcer, à vous de choisir la rue, le référendum ou bien la démocratie, l'économie et l'emploi.»
L'économie
«L'avenir se construit par l'économie, par l'emploi. Une économie forte permet de faire travailler les gens. Une bonne économie permet de financer les systèmes de santé et d'éducation et de soutenir les familles», a noté Jean Charest.
Le PLQ, a continué le premier ministre, a un plan pour l'économie et un projet, le Plan Nord. «Ce projet fera la différence pour plusieurs générations de Québécois. Il y a de tout sur ce territoire, de l'or, du diamant, du fer, du nickel. Ce sont nos ressources, a-t-il soutenu. Voilà une occasion de développer à notre rythme le territoire nordique. Le Plan Nord permettra de créer des emplois, de générer des impôts et des redevances.»
«Le 4 septembre, ce sera à votre tour de vous prononcer, à vous de choisir la rue, le référendum ou bien la démocratie, l'économie et l'emploi» - Le premier ministre Jean Charest
La vision libérale, selon lui, rejoint celle de l'ensemble de la population. «Nous voulons un développement équitable, de manière responsable pour nous et à notre rythme, a-t-il poursuivi. On le fait pour plusieurs générations. Nous voulons aller plus loin. Plus que cela, nous investirons 100% des redevances du Plan Nord dans le Fonds des générations. Et on investira en tenant compte des effets de la péréquation.»
Le député sortant d'Arthabaska, Claude Bachand, voit aussi d'un très bon oeil ce Plan Nord. «Il s'agit d'un plan pour notre avenir et qui transportera le Québec là où il veut. C'est un plan pour donner espoir qu'on peut changer quelque chose», a-t-il mentionné dans son discours de présentation.
«Le Plan Nord représente une économie forte, un emploi pour chacun. Nous en ferons une fierté pour les 25 ou 30 prochaines années», a-t-il précisé.

