Le premier ministre du Québec s'est en effet attardé à la salle du Club de l'Âge d'or de Victoriaville, en compagnie de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais et du député d'Arthabaska, Claude Bachand.
Sept organismes du Centre-du-Québec, dont Accès Travail de Victoriaville et l'Unité Domrémy de Plessisville, se partageront un montant de 501 465 $, pour divers projets reliés aux conditions des aînés.
Rappelant, comme à l'habitude, son lien d'attachement aux Bois-Francs, d'où sa belle-mère était originaire, le premier ministre a fait rire et sourire la soixantaine de personnes réunies pour l'accueillir.
L'aide financière de quelque 500 000 $ constitue l'une des mesures de ce «plan» que le gouvernement du Québec a mis en œuvre auprès des aînés. Le soutien des organismes partenaires, les Carrefours que l'on implantera partout au Québec pour les proches aidants, les budgets supplémentaires pour les services à domicile, tout cela fait partie d'un plan visant à maintenir les aînés en santé, le plus longtemps possible chez eux, a expliqué le premier ministre. Il a ajouté qu'un nouveau programme «Vieillir chez soi» serait annoncé bientôt piloté par les ministères des Transports, de la Santé et des Services sociaux et des Affaires municipales.
«Il faudrait arrêter de mettre les mots vieillissement et problèmes dans la même phrase. À 52 ans, je ne suis pas vieux! Et 65 ans, c'est jeune!», a-t-il lancé. Marguerite Blais fixerait d'ailleurs la vieillesse à plus de 80 ans!
Elle a profité de l'occasion pour annoncer que le Centre-du-Québec aurait son propre Carrefour des proches aidants. Jusqu'à tout récemment, un seul Carrefour devait desservir la Mauricie et le Centre-du-Québec. «Vous aurez votre Carrefour», a annoncé Mme Blais… et une somme de 10 000 $ pour le créer.
Sept organismes
Les quelque 500 000 $ annoncés lundi à sept organismes proviennent de deux programmes différents. Au Québec, 190 organismes se partagent 11 millions $.
Chez nous, c'est Accès Travail qui a obtenu la plus grosse part, une somme de 300 000 $ pour un projet de trois ans, visant à sensibiliser les employeurs au recrutement de travailleurs d'expérience. Du même souffle, l'organisme s'attachera à faciliter un retour à l'emploi pour les aînés ou leur action citoyenne.
L'Unité Domrémy de Plessisville recevra 92 810 $ (trois ans) pour mener une campagne sur les saines habitudes de vie auprès des 50 ans et plus. Contrer la dépendance aux médicaments, aux jeux d'argent et de hasard, fait également partie des objectifs de l'opération.
Avec une aide de 52 617 $, la Maison Marie-Rivier de Drummondville organisera des rencontres multiculturelles pour intégrer une cinquantaine de personnes immigrantes. La Coalition des 45 ans pour l'emploi de Drummondville a reçu 16 200 $ afin de réaliser deux DVD pour présenter les témoignages d'aînés ayant réintégré le travail.
Le Club FADOQ de Sainte-Eulalie a obtenu 16 050 $ pour des sessions de mise en forme alors que l'Association pour la défense des droits des retraités du Centre-du-Québec aura 13 788 $ pour réaliser trois murales. Enfin, le Carrousel des horizons de Drummondville recevra 10 000 $ pour publier un recueil de textes et de photos intitulé «Histoire de ma vie».
Pas que des sourires!
Comme à bien des endroits, il n'y a pas que des sourires qui attendaient le premier ministre. Une quinzaine de collégiens de Victoriaville l'ont attendu, dehors, scandant leurs slogans, protestant contre la hausse des frais de scolarité.
Répondant à des questions de journalistes, M. Charest n'a pas souri non plus parlant de la démission du député Yvon Vallières de la présidence de l'Assemblée nationale. «C'est injuste ce qui lui est arrivé. M. Vallières est un homme exceptionnel, sans une once de malice. Il ne méritait pas ce traitement de l'opposition qui l'a attaqué délibérément.»
Le premier ministre s'en est pris directement à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, en disant qu'elle devrait se questionner sur le comportement des élus à l'Assemblée nationale. Il a aussi pris à partie Mme Marois, disant que sa position dans le dossier de l'amiante était confuse… position qu'a malheureusement «calquée» l'autre chef souverainiste, Gilles Duceppe.
Le premier ministre estime que les déclarations du chef bloquiste dans le dossier de l'amiante sont bien plus décevantes que l'inexistence d'une promesse d'harmonisation de la TPS et de la TVQ dans les programmes des principaux partis fédéraux.
Jean Charest mise sur la motion adoptée par les partis fédéraux à la Chambre des communes avant le déclenchement de la campagne électorale fédérale. «Par cette motion unanime, on a reconnu que Québec avait droit à une compensation», a dit Jean Charest.
