L’invitation est lancée par l’Association locale de Québec solidaire, l’activité se déroulant à la coopérative La Manne de Victoriaville, commençant à 10 h 30 et s’ouvrant tant aux membres qu’à ceux qui ne le sont pas, précise Bill Ninacs, porte-parole masculin du parti dans Arthabaska et candidat lors des deux élections provinciales.
Des occasions, pour les citoyens, de réfléchir sérieusement à ces questions, il n’en «pleut» pas, dit-il.
C’est cette particularité de la «participation citoyenne» qui a amené Claude Vallée à occuper le poste de coordonnateur de Québec solidaire pour la circonscription d’Arthabaska. Ouvrier en métallurgie, originaire du Saguenay, installé à Victoriaville depuis quelques années, M. Vallée aime à penser que si les gens travaillant dans les usines, les institutions bancaires, les restaurants ne s’occupent pas de politique… la politique finira malheureusement par s’occuper d’eux.
Actuellement, et pour les mois à venir, Québec solidaire veut réviser son programme, et amener les citoyens à participer à cette démarche.
Une première conférence thématique aura d’ailleurs lieu le 20 juin, à l’occasion du congrès du parti à Sherbrooke, les 19, 20 et 21 juin.
Claude Vallée et la secrétaire du comité de coordination, Sylvie Gendron, y représenteront la circonscription d’Arthabaska, et, souhaitent-ils, voudront amener à Sherbrooke des idées issues d’ici.
Bill Ninacs admet que Québec solidaire est encore une toute jeune formation politique (créée en 2005) et que son programme l’est tout autant. Pourquoi le réviser déjà? Parce qu’il a subi l’«épreuve» de deux élections, a fait élire un député et que la société québécoise évolue, répond-il. «Et on l’a vu en fin de semaine. Même le Parti québécois est en train d’adopter une nouvelle stratégie concernant la souveraineté.»
Le porte-parole de Québec solidaire croit que le moment est opportun de clarifier la position de sa formation politique sur la souveraineté, de «se critiquer». «Sur la souveraineté, notre point de vue paraissait nébuleux.»
Plusieurs de ces conférences thématiques auront lieu au cours des prochains mois, devant porter sur la culture, l’environnement, l’économie.
Chaque fois, elles devraient permettre de «confirmer» ou d’«ajuster» le programme de Québec solidaire, dit encore Bill Ninacs.
Il est certain, dit-il, que les questions de souveraineté, d’intégration des nouveaux arrivants et d’institutions politiques sont complexes. Et parce qu’elles le sont, elles nécessitent bien plus que des «solutions simplistes».
La rencontre de dimanche devrait permettre de connaître la composition du nouveau comité de coordination du parti. Outre Claude Vallée et Sylvie Gendron, il se compose des conseillères Ghislaine Tourigny et Véronique Mainguy, de la trésorière Lorraine Renaud. Maureen Martineau ne fait plus partie du comité, mais reste la porte-parole féminine dans Arthabaska.
Parler politique, entre un café et un croissant
Dimanche (14 juin), entre un café et un croissant, on pourra parler de politique, surtout de souveraineté, d’intégration des nouveaux Québécois et des institutions politiques que l’on souhaiterait créer.
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