Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Anthony Cotnoir, a brièvement exposé les faits survenus en fin de soirée le 8 mai 2011.
Pendant que sa complice se trouvait à l’intérieur, Gravel, lui, était à l’extérieur et il sortait des poches de vêtements. «Lorsque les policiers ont fait leur apparition, l’homme, âgé de 50 ans, a tenté de s’enfuir par derrière. Il a été arrêté sur place et tout le matériel qu’on a tenté de dérober a été retrouvé, une valeur de 100 $», a fait savoir le représentant de la poursuite.
Plaidant devant la juge Slater, Me Cotnoir a fait valoir un facteur aggravant, selon lui, le fait de voler un organisme de bienfaisance. «On doit souligner le caractère plutôt crapuleux de ce délit par une amende de 500 $», a-t-il souligné, après avoir fait état des antécédents de l’accusé, à savoir des condamnations pour vol, conduite pendant interdiction et possession de stupéfiants.
En défense, Me Marco Morin a fait remarquer que son client savait bien que ce n’était pas «une bonne idée» d’aller voler à la Saint-Vincent-de-Paul. «Mais c’est son amie de cœur qui a insisté. Et c’est elle qui se trouvait à l’intérieur», a souligné l’avocat.
Me Morin a suggéré à la présidente du Tribunal une faible amende, 200 $, tout en augmentant cependant la période de probation.
Toutefois, la magistrate, en rendant sa décision, a considéré que l’homme, en raison de son emploi et de sa rémunération, était en mesure de payer et de verser un don de 500 $.

