Le dévoilement s’est fait en présence du député de Richmond et président de l’Assemblée nationale du Québec, Yvon Vallières et de plusieurs pompiers.
La mairesse Diane Lefort aura été la bougie d’allumage de ce projet, a fait remarquer le député Vallières. «On a entrepris les démarches il y a plus d’un an, mais nous n’avions pas grand espoir. Mais nous nous sommes dit : pourquoi pas? J’ai été bien entourée, les gens y ont cru et nous avons obtenu le support de notre député», a commenté la mairesse de Notre-Dame-de-Ham.
«Notre village mérite d’avoir des infrastructures adéquates pour la sécurité des gens», a ajouté Mme Lefort.
Le député de Richmond a salué le travail accompli dans le milieu. «Chapeau pour le travail considérable accompli dans le milieu aux prises avec la dévitalisation. Un tel travail nécessite de l’encouragement, cela prend beaucoup de détermination. Je félicite toute l’équipe municipale qui travaille pour que Notre-Dame-de-Ham continue à vivre», a souligné Yvon Vallières.
Le député a fait valoir que le travail à long terme, comme on l’a fait à Saint-Camille, permet de relever le défi de la dévitalisation. «C’est souvent la politique des petits pas qui amène les résultats», a-t-il dit, tout en remerciant aussi les pompiers pour leur travail. «Je remercie les pompiers. Mon fils est pompier. Chaque fois qu’ils vont au feu, les pompiers risquent leur vie», a-t-il fait valoir.
«De tous les instants, nous serons avec vous pour bâtir avec vous. Déjà on sent la revitalisation. Elle est commencée», a-t-il conclu.
Le camion
Le Service de sécurité incendie de Notre-Dame-de-Ham a pris possession de son nouveau camion autopompe à la mi-décembre.
«Je suis allé le chercher avec Mylène Leclerc à Drummondville. Je ne le croyais pas», a signalé le directeur Noël Côté.
Le nouveau camion vient prendre la relève du vieux camion Ford datant de l’année 1963. «On dispose d’un bon équipement. Le camion a une capacité de projeter 1 050 gallons d’eau par minute. Notre véhicule possède aussi un système intégré pour la mousse, efficace pour l’extinction des flammes. La mousse coupe l’oxygène», a expliqué le chef pompier.
En plus du nouveau camion, la Municipalité a acheté une caméra thermique, au coût d’environ 5 000 $, pour ses pompiers. «Un tel équipement est devenu essentiel. La caméra permet de détecter les points chauds et de travailler efficacement sans causer des dommages inutiles», a précisé Noël Côté, pompier depuis 1990, devenu directeur en 2004.
M. Côté dirige une équipe de 10 pompiers. «On est cependant en recrutement. Nous aimerions regrouper 12 ou 13 pompiers», a-t-il confié.
En moyenne, la brigade incendie de Notre-Dame-de-Ham répond à une douzaine d’appels par année.
«Depuis 1998, nous intervenons aussi en entraide à Chesterville. De même, à chaque appel, ici, nous sollicitons l’intervention des pompiers de Chesterville parce que notre municipalité ne dispose pas de bornes-fontaines», a mentionné le chef Côté.
Ainsi, les pompiers de Notre-Dame-de-Ham utilisent à chaque intervention leur camion-citerne, un véhicule de l’année 1990. «C’est un ancien camion d’huile qui a été transformé. On l’utilise depuis l’an 2000», a indiqué le directeur.
Les pompiers s’exercent environ une fois par mois. «Et, à tour de rôle, deux pompiers procèdent, à toutes les semaines, à la vérification des camions qui nichent au garage municipal», a précisé le chef.
À ce jour, le nouveau camion autopompe a effectué quatre sorties.
