«Le système actuel ne fonctionne pas, il n’est pas équitable», affirme le porte-parole du groupe, François Vachon, propriétaire du Garage Jean-Yves Martel de Warwick.
«On veut changer la méthode de travail avec la SQ, parce qu’à long terme, on se fait enlever notre beurre», ajoute-t-il.
Avant de rencontrer la Sûreté du Québec le 23 janvier, François Vachon a rencontré, le 16 janvier, dans les locaux de Toyota Victoriaville, six autres propriétaires d’entreprise de remorquage, Réjean Roy (Remorquage Réjean Roy de Victoriaville), Simon Côté (Garage Côté de Princeville), Bertrand Racine (Remorquage Racine), Normand Martineau (Remorquage Noma), Alain Guévin (Remorquage Pinard) et Michel Morrissette (JM Pro-air).
«Remorquage Bouchard a aussi été invité, mais il ne s’est pas présenté», note François Vachon.
De bonnes idées ont émané, dit-il, de la réunion, mais rien n’a été retenu par la SQ. «C’est du jamais vu de voir tant de remorqueurs s’entendre ensemble pour en arriver avec une même solution», signale M. Vachon.
Les remorqueurs se disent d’accord sur l’iniquité du système actuel et accepteraient de faire partie d’une même association, avec une même centrale d’appels, un seul numéro de téléphone et la répartition égale des appels pour tous.
«Et nous pourrions avoir une fourrière commune et, chacun son tour, en aurait la responsabilité», explique François Vachon.
Parce que la fourrière représente, convient-il, d’importants revenus. «Il est illogique que le même profite de tout pendant des années. Une fourrière, c’est beaucoup de revenus, affirme-t-il. On veut juste que ce ne soit pas le même qui ramasse tout.»
Une fourrière commune éviterait le favoritisme, selon lui. «Il n’y aurait pas de chouchou. Tout le monde serait content, personne ne serait avantagé », fait-il remarquer.
Avec le système actuel, les remorqueurs, autres que Remorquage Bouchard, perdent les véhicules accidentés devant faire l’objet d’une enquête approfondie.
Ils perdent aussi les véhicules volés retrouvés, même s’ils se trouvent sur leur territoire, tout comme les véhicules dans lesquels la police a saisi des stupéfiants.
«Dans de tels cas, c’est toujours le responsable de la fourrière, Remorquage Bouchard, qui fait le remorquage, même si les véhicules se trouvent aux extrémités du territoire», fait savoir François Vachon.
La Sûreté du Québec a le pouvoir de changer les choses, croit-il, déplorant toutefois le peu d’ouverture manifestée jusqu’ici. «Le dossier ne bouge pas, ça nous achale», mentionne-t-il.
François Vachon prédit aussi que si la situation perdure, le conflit risque de dégénérer, évoquant notamment la guerre montréalaise des remorqueurs et les actes de vandalisme. «On va finir par se haïr», dit-il.
Les remorqueurs, ajoute-t-il, pourraient même mettre en branle des moyens de pression, comme le blocage de rues, pour obtenir justice.
«Mais ce ne sont pas des menaces qu’on veut faire, on demande l’équité», précise-t-il.
Grogne chez les remorqueurs qui réclament l’équité
Exaspérés, des remorqueurs des Bois-Francs déplorent la façon de faire de la Sûreté du Québec dans l’attribution des appels de remorquage lors d’accidents. Ils souhaitent changer la méthode actuelle qui, disent-ils, favorise la plupart du temps une seule entreprise, Remorquage Bouchard, responsable de la fourrière.
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