Et si l'influence de Steve Jobs subsistait?

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Patrick Voyer
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L'auteur Peter Sander n'a pas perdu de temps après le décès du fondateur d'Apple: il a écrit Que ferait Steve Jobs à ma place?, un guide destiné à aider les entrepreneurs en réfléchissant et agissant comme Jobs.

Steve Jobs fascinera encore pendant des décennies, même décédé.

Pensez-vous que Steve Jobs est un des génies de notre temps?

Oui, je considère que c'était un génie, non seulement à cause des idées de produits et de technologies qu'il avait (plusieurs autres en avaient des bonnes aussi), mais aussi la façon dont il a motivé et mené d'autres personnes à les concrétiser. Tout cela avec sa brillante vision. Autrement dit, il y a beaucoup de visionnaires dans le monde, mais peu d'entre eux ont créé une compagnie avec une valeur de 500 milliards $ sur le marché.»

Est-ce que l'héritage de Jobs peut être utile à toutes les entreprises?

«Oui, absolument, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre. Je pense que son approche basée sur la compréhension des clients et des marchés, le développement et l'application de produits pour eux, la création d'une culture "évangélisée" dans et en dehors de l'organisation, peut être appliquée partout. Même dans l'industrie des médias!»

Qu'est-ce qui vous impressionne le plus dans l'approche créative de Jobs?

«Il y a trois choses. Premièrement, pour utiliser un vieux terme, elle est très "holistique". La vision du iPod est un bon exemple: la plupart des compagnies auraient arrêté après le iPod ou le système d'exploitation. Mais de créer un service de téléchargement mondial en convaincant l'industrie musicale et la mettant dans sa poche, montre comment son approche créative était étendue.»

«Deuxièmement, c'est un vrai monde. Sa fameuse citation "Real artists ship" ("Les vrais artistes savent aussi vendre leurs créations") dit tout. Ce n'est pas assez d'avoir de bonnes idées, ils doivent transformer, créer une valeur pour le consommateur, vendre et être le meilleur.»

«Troisièmement, l'idée de synthèse. Jobs n'a pas vraiment "créé" grand-chose, il a synthétisé les technologies existantes – mémoire, stockage, écran tactile, téléphone, circuit, système d'exploitation, média digital – pour en faire de très bons produits. Trop de créateurs perdent de temps à essayer de créer quelque chose de nouveau quand ce n'est pas nécessaire.»

Pouvez-vous résumer chacun des six points majeurs de la philosophie de Jobs que vous développez dans votre ouvrage (client, vision, culture, produit, message, marque)?

«Tout cela part des clients: on doit comprendre en profondeur ce dont ils ont vraiment besoin et ce qui rendrait leur vie meilleure. Ne vous fiez pas à eux ou aux études de marché des firmes conseils. Développez une vision autour de ça, une solution holistique. Créez une culture qui contient cette vision et nous vous laissez pas décourager par la bureaucratie et la peur du risque. Créez des produits qui rejoignent cette vision et qui respirent l'excellence, autant dans l'empaquetage, le design, le service ou le placement en magasin. Soyez le porte-parole de ces produits, car cela met non seulement le marché derrière vous, mais aussi vos propres employés. Finalement, tissez votre propre marque personnelle autour du succès et de l'accomplissement, pas l'argent ni le pouvoir. L'accomplissement crée le pouvoir, mais le pouvoir crée rarement l'accomplissement.»

Pourquoi devrions-nous lire votre livre?

«Simplement pour les leçons de leadership qu'il offre. Que vous dirigiez une entreprise technologique ou une troupe de scouts, ces idées fonctionnent.»

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