Les plantes fourragères ont leur plan… stratégique

Hélène
Hélène Ruel
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Le Québec fourrager vient de se doter d’un plan stratégique avec l’espoir, qu’en 2017, ce secteur soit reconnu comme la «clé d’une agriculture québécoise nordique, durable et productrice d’aliments de qualité et à valeur ajoutée».

Le président et le trésorier du Conseil québécois des plantes fourragères, Germain Lefebvre et Guy Allard

Réunissant, à Victoriaville, ses nombreux partenaires, dont le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, le Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF) a dévoilé les grandes lignes de cette première planification stratégique.

Ce plan résulte d’ailleurs d’une consultation menée par le Conseil auprès de sa trentaine de partenaires.

Le président, Germain Lefebvre, et le trésorier, Guy Allard, ont brossé le portrait de ce «Québec fourrager», un fondement de l’agriculture, le nerf de la guerre, mais une «voix qui se fait peu entendre». La préoccupation de tous les éleveurs de bétail… mais la priorité de personne.

On entend par plantes fourragères, ces aliments servis intégralement au bétail, des herbagères pérennes comme la luzerne, le trèfle, le mil.

Ils ont chiffré cette «agriculture invisible» en disant qu’elle occupait 50% des quelque 2 millions d’hectares cultivés au Québec. Elles constituent l’aliment de base de 350 000 vaches laitières, 225 000 bovins de boucherie, 300 000 brebis et moutons, 130 000 chevaux et 20 000 chèvres laitières. Le Québec fourrager se compose de 18 000 exploitations agricoles, dont 4 300 en tirent un revenu.

Le CQPF croit que le support, la recherche et la promotion pourraient développer le secteur.

On ne manquerait pas de fourrages au Québec. Toutefois, observe-t-on, les rendements stagnent, tant en termes de qualité que de coûts de production.

Pourtant, disent encore MM. Lefebvre et Allard, la culture des plantes fourragères comporterait des avantages économiques, agronomiques et environnementaux. Par exemple, les herbagères seraient efficaces pour contrer l’érosion et la compaction des sols. Elles pourraient être utilisées en rotation avec les grandes cultures. M. Lefebvre a aussi dit que les producteurs pourraient y recourir pour occuper le territoire. Et ils pourraient développer des fourrages de spécialité pour distinguer leurs viandes.

Le développement de cette filière pourrait aussi ouvrir la porte à la bio-industrie et au commerce, même aux marchés d’exportation.

Dans ses champs, le producteur devrait, selon les gens du Conseil, bénéficier de cette planification stratégique en ce qu’elle prévoit le développement de la recherche et le transfert des connaissances, par l’intermédiaire, par exemple, de fermes de démonstration. Le plan stratégique entrevoit aussi la création éventuelle d’une chaire universitaire.

Organisations: Conseil québécois des plantes fourragères, Ministère de l’Agriculture, Pêcheries Alimentation

Lieux géographiques: Québec, Victoriaville

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