Lock-out à la SADC : le syndicat offre un règlement

Claude Thibodeau
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Alors que le lock-out décrété par l’employeur le 26 septembre à la SADC Arthabaska-Érable entre dans sa 11e semaine, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de la SADC (CSN), qui représente les quatre salariés touchés, dépose à l’employeur une nouvelle offre de règlement.

«C’est tout nouveau. C’est une nouvelle offre qu’on dépose aujourd’hui (lundi) pour que cesse le lock-out. On souhaite mettre un terme au conflit pour retourner au travail et permettre à la SADC de remplir sa mission», a indiqué, en conférence de presse, Robert Léonard, conseiller syndical à la CSN.

«Considérant que l’employeur ajoute de nouvelles demandes à ses propositions initiales, qu’il ne démontre aucun désir réel à régler le conflit et puisque le syndicat attend depuis plus d’un mois une réponse à ses dernières propositions, une nouvelle offre de règlement est présentée», a expliqué le conseiller syndical.

Cette nouvelle offre propose le statu quo de la convention collective et des augmentations salariales annuelles de 2,5% pour les années 2010, 2011 et 2012.

«La convention collective a déjà été renouvelée à quatre reprises. Il s’agirait donc de la cinquième convention. À ce jour, l’employeur a toujours été capable de vivre avec les quatre premières. Donc, c’est vivable. On souhaite qu’il accepte notre offre», a souligné Robert Léonard.

«Le statu quo fait en sorte que l’employeur peut gérer son entreprise comme il le désire. Il n’a pas les mains liées, comme il le prétend. Rien ne l’empêche de contrôler les activités, d’embaucher, de discipliner, de suspendre ou de congédier un salarié», a-t-il fait valoir.

Le syndicat dit souhaiter une réponse le plus tôt possible. «Notre proposition est juste et acceptable par l’employeur», a observé Robert Léonard.

Toutefois, le syndicat n’affiche pas une très grande confiance. «Nous ne sommes pas confiants. L’employeur ne répond pas rapidement à nos demandes», a fait remarquer le conseiller syndical.

«Mais nous faisons un pas en avant. Nous espérons que l’employeur acceptera notre offre pour régler le conflit. Et puis, si en cours de convention un problème se présente, le syndicat sera toujours prêt à s’asseoir à la table pour trouver une solution», a soutenu M. Léonard.

Quant au moral des employés touchés, il est bon, a-t-on fait savoir. «Ce n’est pas facile, pas intéressant pour eux, mais ils ont l’appui de la CSN. On ne veut pas que le conflit perdure, mais nous sommes capables de tenir longtemps», a précisé le conseiller syndical.

La convention collective, rappelons-le, est échue depuis le 31 mars 2010. La négociation a débuté en avril 2011 en vue de renouveler le contrat de travail. Cinq rencontres de négociation ont été tenues en présence d’une conciliatrice les 11 et 12 avril, le 6 juin et les 15 et 22 septembre. «Le syndicat n’a jamais entrepris de moyen de pression ni menacé de le faire», a soutenu Robert Léonard.

Mais le 26 septembre, l’employeur décrète le lock-out disant croire que ce moyen pourrait accélérer la négociation.

Organisations: SADC, CSN

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