En présence du notaire Denis Dufour, le curé de la paroisse de Sainte-Victoire, André Genest, le président de la Fabrique, Claude Bergeron et le maire Alain Rayes ont signé, jeudi, l’acte de vente de cet immeuble.
Pour l’acquérir, la Ville versera 500 000 $ à la Fabrique Sainte-Victoire, une facture étalée sur 10 ans. Cet argent servira à la réfection et à l’entretien de l’église Sainte-Victoire.
D’ici la fin de juin, seront maintenues les deux messes de la fin de semaine et les trois messes de la semaine. Les utilisateurs habituels pourront continuer de se donner rendez-vous au sous-sol et les architectes Bossé et Côté occuperont le presbytère puisque leur bail ne prend fin qu’en juin 2012, ont indiqué le maire et le curé.
Au cours des prochaines semaines, les paroissiens seront convoqués à des rencontres, la Fabrique souhaitant les consulter sur l’utilisation potentielle des lieux… municipaux.
«Parce qu’il y a l’église du dimanche… et des soirs de semaine», a précisé André Genest parlant de ces jeunes qui, avec leur famille, participent à des activités de pastorale. Il est possible qu’au terme de cette réflexion, on en vienne à la conclusion qu’on n’a plus besoin de ces lieux.
«Tout est sur la table!»L’acte de vente ne comporte aucune condition, a spécifié le maire. La Fabrique n’a pas formulé d’exigence, pas plus que la Ville.
M. Rayes est allé plus loin en disant que «tout est sur la table» quant au sort de l’église et de son presbytère.
Tous les scénarios peuvent être envisagés, la conservation complète de l’immeuble, sa conservation partielle, sa démolition, même la vente à des intérêts privés.
Pourquoi alors l’avoir acquis si la Ville ne sait pas quoi en faire? Le maire a répondu que la Ville voulait avoir le «contrôle» sur l’occupation de ce vaste immeuble situé en plein cœur du centre-ville de Victoriaville, sachant que la Fabrique voulait s’en départir.
Il a ajouté que la Ville serait ouverte à un projet «porteur» pour la vitalisation du centre-ville. Si, par exemple, son projet de centre de diffusion culturelle comprenant deux salles de spectacles et une salle d’exposition ne pouvait se réaliser tel que dessiné, le 245, rue Notre-Dame Est pourrait abriter l’élément complémentaire. «On peut envisager tous les scénarios, un gymnase, une salle culturelle, etc.»
Il a également dit que le conseil municipal ferait en sorte de retenir le meilleur scénario «qui ne coûtera rien aux contribuables».
SurvivreDu côté paroissial, la vente de l’église Saints-Martyrs-Canadiens lui donne les moyens de «survivre» et d’entretenir ses trois autres lieux de culte, l’église Sainte-Victoire, Notre-Dame-de-l’Assomption et Sainte-Famille, a dit le curé Genest.
Parce que Saints-Martyrs est la deuxième église que vend la Fabrique Sainte-Victoire en huit mois.
L’église Saint-Gabriel-Lalemant, sise sur le boulevard Jutras, appartient, depuis juin, à la Commission scolaire des Bois-Francs. L’institution aménagera un gymnase dans la nef pour les écoliers de Saint-Gabriel. L’école et l’église seront d’ailleurs unies par une passerelle.
On a pris soin de préciser que tous les objets de culte et le mobilier de l’église Saints-Martyrs demeurent la propriété de la Fabrique qui en disposera à sa guise. Les tables de billard et l’allée de quilles du sous-sol deviennent propriétés municipales.
La paroisse Saints-Martyrs avait été érigée en 1939, l’église actuelle ayant été construite en 1954.
L’acquisition de cet immeuble par la Ville avait été préfigurée par le conseil municipal précédent qui envisageait d’y implanter une salle de spectacles. L’option d’achat avait été signée en août 2008.C’est ce qui a fait dire au curé que les négociations n’avaient pas été longues et au président de la Fabrique que la signature ponctuait un «grand jour», les paroissiens étant depuis longtemps dans l’attente.
