«C'est le Festival d'hommes forts de Warwick. Combien y a-t-il d'hommes forts à Warwick?», a d'abord questionné Mme Lauzière avant d'enchaîner avec les femmes huilées. «Je ne suis pas contre qu'on accueille un festival, a-t-elle souligné. Mais les combats de femmes me dérangent. On attire du monde avec ça. Il y a le cochon graissé de Sainte-Perpétue. On aura maintenant la truie huilée de Warwick.»
L'ex-conseillère ne cache pas sa déception, d'autant que Warwick a comme devise «Croître en beauté». «Si la Ville investit pendant trois ans dans le Festival, elle doit posséder un droit de regard et faire rayer cette activité de la programmation. Cela est rétrograde, irrespectueux. Je suis venue pour moi, ce soir, je ne me sens pas respectée, mais plein de gens m'ont fait savoir que ça ne se peut pas», a-t-elle dit.
«Le choc est trop grand, je ne suis pas fière. Je ne ferai pas la promotion du Festival», a-t-elle conclu.
Le maire réplique
Fidèle à son habitude, le maire Claude Desrochers a livré le fond de sa pensée, déplorant la sortie de la citoyenne. «Ce n'est pas une façon d'accueillir un festival, un événement rassembleur, a-t-il signalé. Je suis déçu que vous ayez pris la peine de prendre la parole en public alors que des gens à Saint-Albert ont de la peine d'avoir perdu leur festival.»
Le maire de Warwick ne partage nullement l'opinion de l'ex-conseillère. «Une opportunité s'est présentée, on l'a saisie, a-t-il commenté. Je les accueille à bras ouverts, tels qu'ils sont, sans restriction. Les frères Boissonneault sont des gens honorables. On a une belle ville, avec un développement culturel intéressant. Mais il n'y a pas juste ça. La population veut aussi s'amuser simplement.»
Le maire Desrochers fait aussi remarquer que les combats de femmes se déroulent à l'intérieur d'une tente. «À l'abri des jeunes et entre adultes consentants. Je n'ai pas la même réaction que vous, a-t-il dit à Pierrette Lauzière. On est en 2011.»
Contrairement à l'ex-conseillère, Claude Desrochers soutient que le Festival d'hommes forts de Warwick reçoit un bon accueil. «Il est bien accueilli. Depuis la conférence de presse, la population en parle en termes élogieux. Je n'ai rien entendu d'autres, à l'exception de vos récriminations. Warwick ne perdra pas son âme avec les combats de femmes huilées. C'est un événement propre qui n'a aucune problématique avec les autorités, avec la Sûreté du Québec. Cette activité s'ajoute aux différentes activités et concours présentés sur cinq jours. Puisque la compétition d'hommes forts dure deux jours, il faut bien intéresser les gens pendant tout le festival. Et nos commerçants vont en profiter», a fait valoir le maire.
«Plus vous allez en parler, plus ce sera populaire, a aussi indiqué le maire de Warwick à Mme Lauzière. Quant à la devise «Croître en beauté», Warwick ne perdra pas ses fleurons. Les fleurs ne vont pas faner parce qu'on a un festival populaire. Dans la ville, il existe toutes sortes de monde. Et si des femmes ne veulent voir leurs conjoints assister à l'activité, elles n'ont qu'à les attacher à la patte du poêle.»


Je suis bien d'accord avec Mme Hélène Morin. Le féminisme travaille pour l'égalité entre les femmes et les hommes et nous sommes loin de cette réalité avec un combat de femmes huilées. Et si c'était votre propre fille qui réalisait se combat?... votre propre femme?... Voilà pourquoi cette activité est rétrograde; elle utilise le corps des femmes pour vendre. Nous sommes en 2011 et l'égalité est supposément atteinte; il reste du chemin à faire mesdames!