M. Guévin faisait partie de ces rares citoyens venus à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot mardi soir pour questionner le maire sur le projet de construction d’un nouveau lieu de diffusion culturelle au centre-ville de Victoriaville.
De la quarantaine de personnes présentes, plusieurs sont employés de la Ville de Victoriaville ou encore partenaires du projet, notamment par l’intermédiaire du conseil d’administration de Diffusion Momentum.
M. Guévin s’est montré particulièrement critique à l’égard de la Ville de Victoriaville, disant qu’en quarante ans, beaucoup de bâtiments patrimoniaux avaient disparu. Il a donné l’exemple de la gare que Victoriaville n’a pas su garder, comme Warwick et Princeville.
Il a suggéré au maire d’organiser un concours auprès d’étudiants en design pour trouver une nouvelle vocation à l’église Saints-Martyrs, bientôt propriété de la Ville. L’architecte Gilles Binette a aussi dit que l’église était un «bon bâtiment» et qu’il faudrait la préserver. «Touchez pas à l’église Saints-Martyrs!», a-t-il dit, ajoutant que sa démolition serait un «sacrilège».
Une heure de questionsAu total, pendant une heure, sept personnes se sont présentées au micro pour questionner le maire Rayes, à la suite de sa présentation d’une trentaine de minutes.
La période de questions s’est ouverte avec Henri Vallières qui a reproché à la Ville deux «oublis» avec son projet. Il aurait souhaité qu’avant de le boucler, il soit présenté aux contribuables. Il a aussi dit que la Ville aurait dû prévoir une place pour les aînés dans le nouvel édifice.
Là-dessus, M. Rayes a dit qu’avec ses deux salles de spectacle et sa salle d’exposition, le centre serait aussi fréquenté par les aînés.
Il a aussi répondu que jamais la Ville n’avait fait de cachette à la population. Le projet avait été amorcé par le conseil municipal précédent et que le nouveau conseil en parlait à chaque occasion depuis deux ans.
L’architecte Gilles Binette prédit que le nouveau centre de diffusion culturelle «coincé entre des édifices» ne soulèvera pas un «wow!» d’admiration et coûtera bien plus que les 21,5 millions $ prévus. «21,5 millions, c’est la ligne qu’on s’est donnée», lui a répliqué le maire. Et ces 21,5 millions $ incluent tous les frais, incluant l’acquisition du Ciné Laurier et du bâtiment abritant Informatique Hamel, a répondu le maire à une question de M. Vallières.
Et s’il fallait couper dans le projet, l’artiste Dominique Laquerre espère que la Ville n’y retranchera pas le centre d’exposition. Elle s’est réjouie qu’avec ce nouveau lieu, la Ville possédera enfin une véritable «agora» favorisant la rencontre entre le public et les artistes. Une salle d’exposition en plein centre-ville, donnant sur la rue Notre-Dame sera un équipement unique, dynamique, a-t-elle ajouté. «C’est gratuit et ouvert le jour.»
À la question de la jeune Anne-Marie portant sur les utilisateurs des salles de spectacles, Gilles Dessureault, directeur général de Diffusion Momentum, a répondu qu'une centaine de jours par année, ce seraient des institutions et organismes locaux qui utiliseraient les nouvelles installations culturelles. On prévoit que le nouvel équipement pourrait, minimalement, être utilisé 250 jours par année, excluant ces journées où il y a des répétitions.
Avec son nouvel équipement, Victoriaville pourrait accueillir des spectacles à grand déploiement ou qui nécessitent une plus grande aire pour la scène et l'arrière-scène. M. Dessureault a parlé des spectacles de tournée du TNM ou de la compagnie Jean-Duceppe, des orchestres symphoniques, des comédies musicales.
Que deviendra le pavillon du mont Arthabaska?, a demandé M. Guévin. Alain Rayes n’a aucune inquiétude quant à son achalandage. «Avant, les gens avaient peur de le fréquenter. Maintenant, on a tellement de demandes (pour des soupers, des réceptions, des cocktails) qu’il est booké tous les samedis jusqu’en 2014.» Il a, par ailleurs, précisé que le pavillon servirait les fins du parc municipal qu’est le mont Arthabaska. «On n'a pas retenu ce site pour le centre de diffusion culturelle parce que le conseil avait la volonté ferme de l'installer au centre-ville. Et puis, il y aurait aussi eu un problème de stationnement.»
Alain Rayes s'est dit satisfait de cette rencontre d'information, des questions «pertinentes» et «légitimes» qui ont été posées. «Sur cet enjeu majeur, tous avaient la possibilité de poser des questions et de faire leurs suggestions.»
À ses yeux, les commentaires négatifs formulés à l'encontre du projet sur le www.lanouvelle.net (dont 50% ne s'identifient pas, précise-t-il) ne composent pas un «mouvement de contestation». «Notre projet tient la route et, à l'Hôtel de ville, nous n'avons reçu aucune plainte, même pas de question là-dessus. S'il fallait que le conseil prenne des décisions en se basant sur l'opinion de quelques personnes qui se disent contre, on n'avancerait jamais sur rien.»
Enregistrée par la Télévision communautaire des Bois-Francs, la séance d'information sera télédiffusée le lundi 30 janvier à 20 heures, le lendemain à 13 heures et le jeudi 2 février à 19 h 30.

Ce que moi je suis certain, c'est qu'une église appartient au privé et ne sert qu'à leur propre fin. Si les personnes qui utilisent l'église ne peuvent en assumer les coûts, ce n'est pas à l'ensemble de la population à en prendre la responsabilité. Notre pays à débuter il y a plus de 400 ans passé et si nous avions tout voulu concerver, nous ne serions pas vraiment avancer. L'évolution ne veux pas dire tout détruire pour recommencer savoir renouveller ce qui n'est plus utiliser assez pour en justifier les coûts. Je ne crois pas non plus que ce soit à la ville de prendre en charge un cinéma au centre-ville, un café ou tout autre commerce autour d'une salle de spectacle. En créent cette salle, la ville créer un endroit propice au dévellepoment d'autres commerces qui s'installeront autour pour profiter de l'achalandage autour de la salle de spectacle.