L’Association des locataires des Bois-Francs en mode électoral!

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L’Association des locataires des Bois-Francs profite de la campagne électorale pour sensibiliser les candidats aux différents enjeux concernant le logement.

Rare sont les partis qui se sont engagés fermement à défendre le droit des locataires. C’est pourquoi l’Association, en collaboration avec le Regroupement des comités logement et association de locataires du Québec (RCLALQ) vient aujourd’hui rappeler les besoins les plus urgents des ménages locataires Québécois.

L’Association des locataires aimerait que les candidats s’engagent à mettre en place un registre des loyers rapidement en début de mandat. «Au Québec, il n’existe pas de contrôle obligatoire des loyers. Les propriétaires sont libres d’augmenter le prix du logement à leur guise», souligne Amélie Hinse, coordonnatrice de l’Association.

Tous les chiffres confirment que les mesures de contrôle des loyers mises en place par la Régie du logement sont inefficaces. «À preuve, elle fixe moins d’un pour cent des loyers annuellement; c’est-à-dire que 99% des loyers échappent au contrôle de la Régie!», soutient le RCLALQ. Conséquence directe : les loyers ont augmenté de 34,5% entre 2001 et 2011, une hausse de 177 $ par mois. Le caractère facultatif des règles de la Régie du logement s’avère inefficace pour protéger les locataires quand le marché est tendu et que les locataires ont besoin d’aide pour exercer leurs «droits» au logement. L’État a donc un rôle à jouer.

Le RCLALQ demande aussi la mise en place de mesures visant à faire diminuer le temps d’attente pour le jugement des causes devant la Régie du Logement, une mesure appuyée par l’Association des locataires de notre région. Les locataires sont aux prises avec des problèmes de logement : mauvais état du logement, problème de chauffage, moisissure, vermine, etc. et doivent attendre en moyenne 18 mois avant d'obtenir une audience à la Régie du logement.

De plus, les locataires sont discriminés par rapport aux propriétaires qui obtiennent des délais d'audience de six semaines pour des causes en non-paiement de loyer. D’autre part, les locataires ont de longs reproches à faire à la Régie du logement : audiences bâclées, frais pour l’introduction des demandes, accueil difficile avec les préposés, etc. Il est urgent que les partis politiques s’engagent à remédier à la situation.

Les locataires ayant des problèmes qui menacent leur santé ou leur sécurité sont aussi laissés pour compte. Certaines municipalités ont des règlements sur la salubrité, d’autres n’en ont pas. Même dans les municipalités où une réglementation existe, plusieurs font état de problèmes d'application du code. Dans une municipalité sans code, les locataires doivent porter plainte à la Régie du logement, mais les délais sont plus longs que la durée du bail. Dans les municipalités où l’application des règlements laisse à désirer, les locataires n’ont pas plus de recours. «C’est pour cette raison que nous demandons l’instauration d’un Code du logement provincial», poursuit Mme Hinse, qui invite les citoyens à questionner leurs candidats sur ces questions.

Organisations: Régie du logement, RCLALQ, Regroupement

Lieux géographiques: Québec, Bois-Francs

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