Pour l'AQESSS, quatre dossiers doivent faire l'objet d'engagements : l'accès, les services à domicile, le financement et la performance.
Améliorer l'accèsNous devons poursuivre les efforts pour améliorer l'accès aux services. La première ligne doit devenir le milieu privilégié d'offre de soins et de service, là où une équipe interdisciplinaire (médecin, infirmière, psychologue, travailleur social, etc.) est accessible pour le patient et pour ses proches. Cette équipe assure l'accueil, l'évaluation et le suivi des interventions de même que la coordination avec les services spécialisés.
Question : Comment les partis en lice entendent-ils développer une première ligne forte?
Développer les services à domicileLa population du Québec vieillit. Les besoins vont en grandissant. Les personnes âgées souhaitent demeurer le plus longtemps possible chez eux. Il faut donc développer l'offre de service à domicile. Le dernier budget du Québec prévoit des investissements supplémentaires de plus de deux milliards $ en cinq ans, principalement pour le développement de ces services.1 Il s'agit là d'un minimum pour développer les services et les soins à domicile pour les personnes âgées et les autres clientèles. Nous nous attendons à un engagement clair de tous les partis en ce sens.
Question : Est-ce que les partis en lice s'engagent à poursuivre intensément le développement des services à domicile?
Financement : un trou d'un milliard $ et un avenir incertainMoins de six mois suivant son élection, le gouvernement devra préparer le prochain budget du Québec. Il aura la désagréable surprise de découvrir un déséquilibre de 614 M $ entre les engagements financiers pris envers les établissements de santé et de services sociaux (chargés de donner les services à la population) et ce qui leur a réellement été versé. L'année suivante, ce manque à gagner atteindra 1,2 milliard $.
Question : Comment les partis en lice entendent-ils combler ce manque à gagner de plus d'un milliard et éviter ainsi des impacts négatifs sur les services à la population?
Le prochain gouvernement ne pourra non plus échapper au contexte qui oblige pays et provinces à limiter ou à réduire la croissance de leurs dépenses en santé et en services sociaux. Il devra choisir entre maintenir - ou non - la croissance des dépenses actuellement fixée à 5%.
Question : Les partis en lice entendent-ils expliquer clairement à la population, en toute transparence, les choix qu'ils entendent faire concernant le financement à moyen et long termes du réseau de la santé et des services sociaux?
Hausser la performanceLe réseau québécois de santé et de services sociaux améliore de jour en jour sa performance. Toutefois, il y aurait possibilité de faire davantage en révisant certaines façons de faire qui exigeront des politiciens des gestes courageux. Cinq actions pourraient être enclenchées rapidement pour insuffler un nouvel élan à l'amélioration de la performance du réseau et des médecins québécois :
Alléger l'administration du réseau et rapprocher les centres de décision là où sont produits les services pour la rendre plus efficace
Accélérer l'informatisation afin de donner droit au chapitre à la clientèle
Moderniser le mode de financement des établissements afin que l'argent suive le patient
Lier une partie de la rémunération des médecins à leur performance et en témoigner publiquement
Prioriser les activités de prévention afin de réduire la prévalence des maladies chroniques
Question : Quelles mesures les partis politiques entendent-ils mettre en œuvre pour améliorer la performance du réseau?
«Les 250 000 artisans du réseau de la santé et des sociaux souhaitent que les partis politiques indiquent clairement comment ils vont maintenir et protéger un système public et universel, dont la population a toutes les raisons d'être fière», estime la directrice générale de l'AQESSS, Lise Denis.
