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Coup de pouce financier du fédéral à l’industrie acéricole

Le ministre Christian Paradis et le président du centre ACER, Serge Beaulien, également président de la FPAQ

Le ministre Christian Paradis et le président du centre ACER, Serge Beaulien, également président de la FPAQ

Publié le 30 Juillet 2012
Publié le 30 Juillet 2012
Claude Thibodeau  RSS Feed

L’industrie acéricole du Québec obtient une aide totalisant 1,7 million de dollars dans le but d’explorer de nouvelles possibilités sur le marché et d’élaborer un système d’inspection de la qualité pour les produits de l’érable. Cette contribution provient du Programme d’innovation en agriculture.

Sujets :
Fédération des producteurs acéricoles du Québec , Québec , Ontario , Nouveau-Brunswick

Le ministre fédéral de l’Industrie et ministre d’État à l’Agriculture, Christian Paradis en a fait l’annonce, lundi matin, au centre de recherche, de développement et de transfert technologique acéricole ACER à Saint-Norbert-d’Arthabaska, aux côtés de Serge Beaulieu, président du centre ACER, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) et membre du comité aviseur de l’industrie canadienne de l’érable.

D’entrée de jeu, le ministre Paradis a salué le travail effectué au centre ACER. «Je vous félicite, a-t-il dit, pour tout le travail qui s’accomplit, ici. Votre travail stimule l’innovation et permet à l’industrie de maintenir son leadership et d’aller plus loin, de repousser les limites.»

La contribution financière du gouvernement canadien permettra au centre ACER de poursuivre ses recherches et d’en initier de nouvelles, a précisé Serge Beaulieu. «Avec les meilleurs scientifiques dans le domaine, on améliorera nos connaissances sur l’érable. Nous effectuons des recherches sur la stabilisation de l’eau d’érable. On découvre des bénéfices des produits de l’érable sur la santé. Nos efforts portent fruit», a-t-il souligné.

Les quelque 200 000 $ dont disposera le centre ACER de Saint-Norbert-d’Arthabaska serviront principalement à ce nouvel outil, le «spectracer», que développe le centre. «Un outil qui permettra d’authentifier le sirop d’érable, de différencier les catégories, de détecter des défauts de saveur. L’appareil facilitera le travail des équipes d’inspection. Et le sirop, avec des imperfections, sera, quant à lui, redirigé et retransformé», a expliqué le président du centre ACER, Serge Beaulieu.

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec touchera, pour sa part, environ 1,5 million pour poursuivre ses différents travaux. «L’avenir est à l’innovation et celle-ci passe par la recherche», a noté le président Beaulieu, heureux du chemin parcouru par son organisation au fil des ans.

«Je suis fier du travail accompli et de l’expertise acquise, a-t-il commenté. Les efforts, les investissements des dernières années ont permis d’accroître la demande pour les produits de l’érable, de créer des emplois et de rehausser aussi la valeur des produits.»

L’industrie acéricole représente, a-t-il signalé, 12 000 emplois. «Les producteurs se retrouvent principalement au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse alors que les entreprises de transformation se situent un peu partout au pays. Les consommateurs de 55 pays dégustent nos produits de l’érable. Entre 2004 et 2011, la valeur de la production québécoise a augmenté de 51%, passant de 185 à 299 millions de dollars», a-t-il fait valoir.

Le centre ACER à Saint-Norbert-d’Arthabaska regroupe une vingtaine de chercheurs et de techniciens spécialisés. «Cette nouvelle aide financière nous permettra donc d’accoucher d’une technologie facilitant le classement du sirop et d’en assurer sa pureté. On garantira ainsi, pour les consommateurs, les plus hauts standards de qualité. C’est notre seul but», a soutenu Serge Beaulieu.

«Nous voulons assurer une croissance à long terme de l’industrie acéricole et la prospérité des acériculteurs. Il s’agit d’un moteur économique aussi vital que l’agriculture et l’agroalimentaire. On veut s’assurer que le produit demeure concurrentiel. L’innovation et le marketing constituent la clé du succès», a fait remarquer le ministre Christian Paradis, rappelant que le fédéral, depuis 2005, a consacré plus de sept millions de dollars pour appuyer le centre ACER et la FPAQ.

«Quatre-vingt-cinq pour cent (85%) de la production mondiale de sirop d’érable provient du Québec. C’est une fierté», a noté le ministre Paradis.

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