C’est à l’occasion de la 29e assemblée générale tenue en présence de quelque 130 personnes au Motel Le Phare de Plessisville aujourd'hui que les dirigeants de la coopérative ont dévoilé les grandes lignes du rapport annuel.
Malgré une diminution enregistrée dans le secteur de la quincaillerie, le directeur général de la coopérative, René Thériault, a indiqué que la croissance des ventes sur l’an passé s’explique principalement par l’addition des activités d’une nouvelle coentreprise (Tôle Vigneault inc.) et par la croissance de l’indice des prix dans le secteur des grains et des produits pétroliers.
Le trop-perçu de l’exercice s’est chiffré à 511 739 $ en légère amélioration comparativement à 476 439 $ l’année précédente. Pour une quatrième année consécutive, la coopérative versera une ristourne à ses membres qui atteindra 120 271 $, une diminution d’un peu plus de 60 000 $ comparativement à l’année précédente.
«Les membres ont appuyé cette baisse reconnaissant l’importance d’investir dans leur coopérative en fonction de projets d’investissements et de la liquidité nécessaire à les mettre en place. Les membres partagent cette vision du conseil d’administration de gérer d’une façon prudente les sorties de fonds», d’indiquer M. Thériault.
L’année 2011 s’est en effet avérée très active et très importante en termes d’investissements pour la SCA des Appalaches. «Notre coopérative s’est clairement positionnée en 2011 comme un joueur majeur dans sa région concernant le commerce de détail avec l’aménagement d’un nouveau centre de rénovation Unimat à Thetford Mines (projet de 7 millions $) en partenariat avec la Coop Fédérée. La coopérative s’était également porté acquéreur en début d’année, en partenariat avec la Coop des Bois-Francs, des opérations de fabrication et profilage de revêtement métallique de Tôle Vigneault de Saint-Ferdinand. Ces deux grandes actions auront pour effet de modifier l’avenir de notre organisation en mieux, au bénéfice de nos membres et au bénéfice de notre clientèle», assure M. Thériault.
Par ailleurs, M. Thériault a précisé que les ventes de la nouvelle quincaillerie à Thetford Mines, le plus grand centre Unimat au Québec, se refléteront dans le prochain exercice financier. «Les ventes du nouveau magasin ouvert en novembre dépassent les prémisses budgétaires et sont en croissance de 125% par rapport aux deux anciens magasins du secteur qui ont été fermés», ajoute-t-il.
Pour ce qui est de l’épicerie Bonichoix à Laurierville, la coopérative fonde beaucoup d’espoir sur le nouveau gestionnaire en place pour améliorer la contribution du secteur. La performance obtenue au cours des derniers mois d’opération donne confiance aux dirigeants de l’organisation pour l’avenir. Il est cependant clair que le succès sera lié à la volonté de la population de Laurierville à soutenir son commerce de proximité.
La coopérative a par ailleurs gagné 25 nouveaux membres au cours de l’année portant son total à 3 076. Le nombre de membre producteurs a diminué de 570 à 562 alors que le nombre de membres auxiliaires est passé de 2 481 à 2 514. Le chiffre d’affaires des membres s’est établi à 26 668 086 $ au cours du dernier exercice financier comparativement à 25 455 522 $ l’année précédente.
Fonds coopératif d’aideLes dirigeants de la coopérative en ont également profité pour procéder à la remise de subventions du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole. Ce programme a pour but de contribuer au développement des compétences agronomiques, coopératives et de gestion financière des jeunes de la relève. Les participants doivent s’engager à suivre diverses formations et participer à la vie associative de leur coopérative.
Marie-Pier Béliveau de la Ferme Bélichel de Sainte-Sophie-d’Halifax (production laitière et acéricole), Benoît Gosselin de la Ferme Gaélande de Plessisville (production laitière), Sylvain Pomerleau de la Ferme Pomerleau et frères d’Inverness (production porcine, bovine et acéricole) et Stéphanie Ruel de la Ferme Halifax de Sainte-Sophie-d’Halifax (production laitière et acéricole) sont éligibles à une subvention allant jusqu’à 5 000 $ (par entreprise agricole) en escompte de leurs achats.
